Christophe Arend

01 décembre 2017 09:29; Act: 01.12.2017 15:55 Print

«Cette plainte peut nuire aux "vraies victimes"»

METZ - Pour le député LREM Christophe Arend, la plainte pour harcèlement par une ancienne collaboratrice, classée sans suite, a été motivée par «un effet d'aubaine».

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Le député LREM a été surpris par le retentissement de l'affaire. (photo: Twitter)

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«Cette plainte peut nuire à la parole des "vraies victimes"», a dénoncé l'élu de Moselle. «S'il n'y avait pas eu l'affaire Weinstein, je ne pense pas que derrière il y aurait eu une médiatisation aussi importante, que l'affaire aurait eu un tel retentissement parce qu'elle repose sur du vent», a-t-il dit lors d'une conférence de presse avec son avocat à Metz.

«Il faut mettre un cadre au tribunal médiatique. Le fait de donner un tel écho à une affabulatrice peut avoir un effet terrible sur les vraies victimes, qui vont être enclines à se dire: "Il y a encore une fois une affaire classée sans suite, moi je vais pas y aller, à quoi ça sert d'y aller?"», a plaidé Christophe Arend. «Tout s'est passé en 72 heures. Il a été traîné dans la boue, on a dit de lui que c'était un "salaud", que c'était une personne abjecte, un harceleur. En gros, que c'était un Weinstein», a ajouté son avocat, Me Bertrand Cohen-Saban.

«Comportement ambigu» de la plaignante

La plainte déposée par le député mosellan pour «dénonciation calomnieuse» est maintenue et, parallèlement, l'ancienne collaboratrice fera l'objet d'une citation à comparaître devant le tribunal correctionnel. «Nous demanderons des dommages et intérêts (...) nous reverserons ce montant-là aux associations pour qu'elles puissent faire dignement valoir les intérêts des victimes», a annoncé Me Cohen-Saban. L'ancienne collaboratrice encourt «cinq ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende», selon le conseil.

Mercredi, le parquet de Sarreguemines a classé sans suite la plainte déposée mi-octobre par une ancienne attachée parlementaire de M. Arend, en raison du «comportement ambigu» de la plaignante. Les enquêteurs ont saisi un nombre important de «messages à connotation sexuelle (envoyés) à M. Arend», avait indiqué le procureur, Jean-Luc Jaeg. Elle l'accusait d'avoir multiplié «les remarques sexistes» mais aussi de l'avoir agressée sexuellement, et d'avoir «tout fait pour (la) faire craquer».

«Le déroulement des événements laisse à penser que c'est un coup monté», a réagi le député, qui n'a pas souhaité commenter le contenu des messages pour «ne pas ajouter du bruit au brouhaha». Il a aussi soulevé, comme autre explication, «la rémunération qu'elle n'a pas eue, cet argent de campagne que j'ai refusé de verser».

(L'essentiel/afp)