Attentat à Liège

29 mai 2018 11:23; Act: 29.05.2018 20:47 Print

L'auteur de la fusillade a bien crié «Allah Akbar»

Un homme né en 1982, radicalisé en prison, a tué trois personnes, dont deux policières, mardi matin dans le centre de Liège.

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Suivez ci-dessous les dernières informations concernant la fusillade qui a fait trois morts mardi matin dans le centre de Liège.

20h

Selon des images diffusées par plusieurs médias, l'assaillant a bien crié «Allah Akbar», comme avancé plus tôt par la presse belge:

18h20

Une source proche de l'enquête a confirmé l'identité de l'assaillant. Il s'agit de Benjamin Herman, né en 1982. Ce dernier avait déjà été condamné pour des vols, coups et blessures et pour trafic de stupéfiants, selon cette source. Il était incarcéré dernièrement à la prison de Marche-en-Famenne, dans la Province de Luxembourg, et selon les médias belges c'est à l'occasion d'une permission de sortie pour préparer sa réinsertion qu'il est passé à l'acte mardi matin en s'en prenant à des policiers.

Benjamin Herman était dans «une fuite en avant» après avoir «commis un meurtre la nuit dernière» à On, entre Marche et Rochefort, précise aussi la source. Selon les médias locaux, un toxicomane de 30 ans a été retrouvé mort à son domicile à On, probablement tué avec un marteau. Le parquet de la province belge de Luxembourg, compétent sur cette zone, s'est toutefois refusé à établir un lien «à ce stade» avec la tuerie de Liège.

17h45

Un policier a aussi été grièvement blessé dans l'attaque, qui visait «clairement» la police, a indiqué le chef de corps de la police de Liège lors d'une conférence de presse. «Il est clair que l'objectif de l'assassin était de s'en prendre à la police», a déclaré Christian Beaupere, précisant que l'un des quatre policiers blessés avait été grièvement touché par l'assaillant à l'artère fémorale. Ses jours ne sont plus en danger, a-t-il précisé.

17h35

On en sait un peu plus sur les victimes. Les deux policières, âgées de 45 et 53 ans, étaient des mères de famille. La plus jeune était entrée dans la police en 1994 et avait deux filles, des jumelles de 13 ans, dont le père, lui aussi policier, était déjà décédé, mais pas dans le cadre de son service. La seconde était policière à Liège depuis 2010 et avait un garçon de 25 ans.

La troisième victime, un jeune homme de 22 ans passager d'une voiture garée à proximité du lieu de la première attaque, était quant à lui étudiant, sur le point d'obtenir son diplôme d'enseignant, a précisé Willy Demeyer.

17h30

L'auteur de la tuerie de Liège était fiché par la police pour avoir été en contact en prison avec des islamistes et s'être radicalisé, a indiqué une source proche de l'enquête. Lors d'un séjour en prison, Benjamin Herman «est soupçonné d'avoir été radicalisé par une personne (...) et enfumé par la pensée islamiste», ce qui lui valait d'être signalé comme tel dans une banque de données criminelles, a précisé cette source. Un juge antiterroriste a été saisi de l'enquête.

16h40

D'après la RTBF, Benjamin Herman était fiché à la Sûreté de l'État, depuis l'année dernière, pour radicalisation.

16h22

Selon un témoignage diffusé ce mardi, peu avant 16h par TV Lux, la télévision locale de la Province de Luxembourg, l'assaillant de Liège aurait été aperçu, par Marie Magonette, la veille dans le petit village de On, situé entre Marche-en-Famenne et Rochefort. «Vers 3h, j'ai entendu un énorme bruit et j'ai été voir par la fenêtre. C'est à ce moment-là que j'ai vu courir Benjamin Herman (présumé être l'assaillant de Liège) sortir de chez Michaël Wilmet (retrouvé mort à 6h). Pour moi, c'était deux amis et je n'avais jamais rien noté de particulier dans leurs comportements. Pour moi, un des mobiles est probablement la drogue, car le garçon qui a pris la fuite était très nerveux vers 22h. C'est très choquant, car on se dit toujours que cela n'arrive qu'aux autres et puis, cela arrive juste au-dessus de chez toi».

15h52

Une vidéo montre comment la police a neutralisé l'assaillant

15h40

La folie criminelle de l'assaillant ne se serait pas arrêtée là. Il est soupçonné d'avoir braqué une bijouterie à Rochefort, et d'avoir tué un homme à On, lundi soir. Selon La Meuse, il pourrait s'agir d'un règlement de comptes lié à une affaire de stupéfiants.

15h25

Plusieurs informations circulent sur le lieu d'incarcération de l'assaillant. Il «s'est radicalisé à la prison d'Arlon», a indiqué la présidente du Sénat belge, Christine Defraigne. D'après la RTBF, il était en prison pour une affaire de drogue. La Meuse évoque, elle, des perquisitions en cours à la prison de Marche.

15h05

Le procureur du Roi n'a donné aucun détail sur l'assaillant. Mais selon plusieurs médias belges, il s'agit de «Benjamin H.», né en 1982, qui aurait effectué «plusieurs séjours en prison». D'après des codétenus cités par les médias, il serait très violent. L'auteur était connu pour des faits de droit commun (vols et petite délinquance). Il présentait un profil de délinquant, mais n'était pas connu pour radicalisme. Détenu dans une prison de la région de Liège, il avait bénéficié lundi d'une permission de sortie pour préparer sa réinsertion.

14h42

Le cabinet de Willy Demeyer, bourgmestre de Liège, a confirmé à l'AFP que les deux agents de police tués mardi matin, à Liège, sont deux femmes. Aucune précision n'a toutefois été donnée sur leurs âges et identités.

14h20

Selon les médias belges, les victimes du côté des forces de l'ordre sont deux policières.

14h05

L'assaillant est décrit dans les médias comme un délinquant né en 1982, tout juste sorti de prison.

14h

Les deux policiers, dont les identités n'ont pas été précisées, ont d'abord été «agressés par l'arrière», recevant «de multiples coups de couteau», a précisé M. Dulieu. L'assaillant «s'est ensuite emparé de leurs armes de service», qu'il a utilisées pour les tuer, a poursuivi le procureur du Roi.

13h40

Le procureur de Liège, Philippe Dulieu, a indiqué lors d'une conférence de presse que l'assaillant s'est emparé des armes de service des deux policiers avant de les abattre.

13h30

Outre les deux policiers, un homme de 22 ans, passager d'une voiture en stationnement dans le quartier, a aussi été tué. «Plusieurs» autres policiers ont par ailleurs été blessés dans un deuxième temps, après la courte prise d'otage qui a suivi le triple meurtre, a indiqué le procureur de Liège.

Rappel des faits

Un homme a tué par balle trois personnes dont deux policiers, mardi matin, à Liège, avant de prendre un otage et d'être abattu par les forces de l'ordre. Le dossier a été confié au parquet fédéral, compétent en matière de terrorisme. «Il y a des éléments qui vont dans la direction d'un acte terroriste», a justifié Eric Van Der Sypt, porte-parole du parquet fédéral. La fusillade s'est produite vers 10h30, boulevard d'Avroy, une grande artère de la ville. Après avoir tiré sur la voie publique, l'assaillant s'est réfugié dans un lycée. Une brève prise d'otage a suivi, au cours de laquelle personne n'a été blessé, selon des sources officielles.

Les trois victimes du tireur sont deux policiers et «la passagère d'un véhicule» qui circulait dans le quartier, a précisé Catherine Collignon, porte-parole du parquet de Liège. «On ne sait rien pour l'instant», a-t-elle ajouté à propos des motivations de l'assaillant, sans notamment pouvoir confirmer les informations de presse selon lesquelles il aurait crié «Allah Akbar». Des médias belges indiquent par ailleurs que l'assaillant, connu pour divers délits, avait été libéré la veille de la prison de Lantin, près de Liège.

Le gouverneur de la Province de Liège a indiqué de son côté que la prise d'otage qui a suivi la fusillade avait eu lieu dans un lycée. «Les élèves sont en sécurité et aucun n'a été blessé», a-t-il écrit sur Twitter.

(L'essentiel/afp)