France/Grand Est

05 décembre 2017 17:32; Act: 06.12.2017 17:49 Print

Trois collèges de Meuse menacés de fermeture

Une centaine de personnes ont manifesté, mardi après-midi, à Bar-le-Duc (Meuse) pour protester contre la fermeture de trois établissements scolaires ruraux à la rentrée 2018.

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«Nos enfants ne sont pas du bétail»; «Sans collège, pas d'élèves, sans élèves pas de parents, sans parents, mort de la ruralité»; «collège rural = collège idéal» pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants rassemblés sur le parvis de la préfecture où se tenait un conseil départemental de l'éducation nationale. Élus, inspection académique et services de l'État ont évoqué la nouvelle carte scolaire qui prévoit la fermeture à la rentrée scolaire 2018 des collèges de Montiers-sur-Saulx, Varennes-en-Argonne et Dun-sur-Meuse, et concerne un peu plus de 300 élèves.

«L'Éducation nationale et le conseil départemental n'ont qu'un but, faire des économies, et ils se moquent des conséquences humaines et territoriales», s'est emportée Géraldine Meunier, professeur de français «révoltée». «On a pris arbitrairement des collèges à petits effectifs ruraux, avec des locaux vétustes parce qu'il n'y a pas eu d'investissement depuis trente ans», a dénoncé Ghislain Oumé, président de l'association des parents d'élèves de Varennes-en-Argonne.

1h30 de bus

«Il n'y a eu aucun travail sur les possibilités d'évolution de ces sites», a-t-il regretté, saluant «le contenu pédagogique et le suivi beaucoup plus personnalisé» offerts aux élèves dans les collèges ruraux. Le maire de Montiers-sur-Saulx et conseiller départemental, Daniel Ruhlan, a constaté qu'«on est en train de désertifier le territoire pour être tranquille» depuis que le projet de centre d'enfouissement des déchets nucléaire s'est installé à Bure. Parents et enseignants craignent aussi des temps de transport allongés.

«On a l'obligation d'être imaginatifs pour que les élèves ne dépassent pas 45 minutes matin et soir», a assuré le président (LR) du conseil départemental, Claude Léonard. «C'est impossible mathématiquement, on n'a pas d'axe transversal, on a des gamins qui vont faire 1h30 de bus» deux fois par jour, a calculé M. Oumé. M. Léonard défend «une nouvelle sectorisation qui donne les mêmes chances à tous les élèves» et une rationalisation des investissements dans un contexte de baisse des dotations de l'État.

«Dans un petit collège avec une classe par niveau, il n'y a pas de diversité et il n'y a pas suffisamment d'options culturelles», a-t-il argumenté. Les 34 élus du conseil départemental de la Meuse doivent voter le 14 décembre le projet sectorisation qui actera la fermeture des trois collèges.

(L'essentiel/AFP)

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