Après la fermeture des hauts fourneaux

24 avril 2017 17:44; Act: 24.04.2017 17:54 Print

ArcelorMittal a tenu sa parole à Florange

ArcelorMittal a largement respecté ses engagements pris envers l'État en novembre 2012, indique le comité de suivi des accords dans son dernier rapport lundi.

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ArcelorMittal s'est engagé à évaluer le redémarrage en décembre 2018 mais il coûterait des dizaines de millions d'euros. (photo: AFP/Jean-christophe Verhaegen)

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«Le bilan à la fin mars 2017, alors que le terme n'est pas encore échu, est celui d'un large respect des engagements pris par le groupe ArcelorMittal envers l'État», observe le comité dans un document de 28 pages remis au Premier ministre Bernard Cazeneuve. Le comité, mis en place après la fermeture des hauts fourneaux lorrains, constate que les engagements ont été respectés, avec 161 millions d'euros d'investissements «concrétisés» alors qu'en novembre 2012, ArcelorMittal s'était engagé «de manière inconditionnelle» à réaliser à Florange pour 180 millions d'euros d'investissements sur 5 ans.

«Les engagements dépasseront les 190 millions d'euros à la fin de l'année» et «d'autres projets sont en cours, à l'étude ou à l'arbitrage décisionnel, avec la perspective de dépasser les 200 millions d'euros, courant 2018», précise le document. Quant à l'engagement d'ArcelorMittal de maintenir les hauts fourneaux en l'état, «force est de constater que l'engagement est respecté», note le comité pour qui la CGT avait ouvert «une polémique exagérée sur un soi-disant début de démantèlement qui ne s'est pas concrétisé». «Ce n'est pourtant qu'à l'issue d'une période de 6 ans, en décembre 2018, qu'Arcelor Mittal s'est engagé à évaluer le redémarrage d'un début d'activité», rappelle le rapport.

Aucun licenciement

Le comité relève cependant que «la dégradation des hauts fourneaux et leur obsolescence nécessiterait dans cette hypothèse de très importants travaux d'investissements de plusieurs dizaines de millions d'euros» En terme d'emplois, aucun des 629 emplois supprimés n'a été concerné par une procédure de licenciement, note le rapport: 333 salariés ont bénéficié d'une nouvelle affectation, auxquels s'ajoutent 256 départs à la retraite avec des aménagements et 40 départs volontaires.

Présidé par François Marzorati, ancien sous-préfet de Thionville (Moselle), le comité de suivi réunit des élus locaux, des représentants syndicaux et des services de l'État. Il est chargé par Matignon de veiller aux respect des engagements d'ArcelorMittal pris vis-à-vis de l'État le 30 novembre 2012.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • NDYE le 25.04.2017 09:21 Report dénoncer ce commentaire

    Dès le départ Mittal avait annoncé qu'on pouvait éviter les licenciements( il y a quoi dans ce contrat mystère ?) et on nous dit rien des sous-traitants, car au total c'est près de 1500 suppressions d'emplois ( les 333 qui ont été reclassés, on pris la place de retraités ou "départs volontaires, donc pas de création d'emploi) quid de l'impact sur les commerces !

  • momo le 24.04.2017 20:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ben alors pourquoi on a critiqué Sarkozy et Hollande

Les derniers commentaires

  • NDYE le 25.04.2017 09:21 Report dénoncer ce commentaire

    Dès le départ Mittal avait annoncé qu'on pouvait éviter les licenciements( il y a quoi dans ce contrat mystère ?) et on nous dit rien des sous-traitants, car au total c'est près de 1500 suppressions d'emplois ( les 333 qui ont été reclassés, on pris la place de retraités ou "départs volontaires, donc pas de création d'emploi) quid de l'impact sur les commerces !

    • Thom le 25.04.2017 10:44 Report dénoncer ce commentaire

      Entièrement d'accord avec vous ! Quand un industriel de la taille d'Arcelor ferme une partie de sa production ce ne sont pas seulement les employés directs qui sont touchés mais bien tout l'écosystème qui tourne autour. (Commerces/SS traitants...) Pauvre Moselle... A quand une vraie reconversion???

  • momo le 24.04.2017 20:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ben alors pourquoi on a critiqué Sarkozy et Hollande