Affaire Grégory

10 septembre 2018 12:42; Act: 10.09.2018 13:36 Print

«Bernard Laroche est totalement innocent»

LÉPANGES-SUR-VOLOGNE - La femme de Bernard Laroche, longtemps suspecté d'avoir assassiné le petit Grégory en 1984, a une nouvelle fois défendu son mari à la télévision.

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Bernard Laroche et son épouse, quelques jours avant son assassinat. (photo: AFP/Julio Pelaez)

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«À chaque rebondissement on croit toujours qu'on va trouver la vérité. Mais en fait je m'aperçois que c'est un acharnement sur Bernard. Il a été innocenté et assassiné, donc ça suffit», s'est emportée Marie-Ange Laroche, lors de l'émission «Affaire suivante», diffusée dimanche soir sur BFM TV. «Je n’ai jamais eu de doute, je sais que ce n’est pas lui. Bernard est totalement innocent, et je soutiendrai qu'il l'est jusqu’à ma mort», insiste celle qui a assisté en direct à l'assassinat de son mari par le père de Grégory, Jean-Marie Villemin, le 29 mars 1985.

«Je venais d'annoncer à Bernard que j'attendais un nouveau bébé. On descend de la voiture. Bernard enclenche la porte du sous-sol pour entrer, moi je descends. Au même moment où je veux descendre au sous-sol, j'ai entendu des pas lourds, quelqu'un qui sautait», a-t-elle confié.

«Je me suis retournée et c'était Villemin qui brandissait le fusil. Il y a eu un dialogue, pas très long. À un moment donné, Bernard a répondu "je te jure Jean-Marie je te comprends, mais ce n'est pas moi qui ai tué ton gosse". Moi j'étais devant Bernard, j'ai fait un mouvement, et au même moment il a tiré. Donc j'ai vu Bernard mettre les mains sur la poitrine et tomber en arrière».

Aucune pression sur Murielle Bolle

Bernard Laroche bénéficiera d'un non-lieu moins d'un mois après sa mort, le 18 avril 1985. Jean-Marie Villemin sera condamné à quatre ans de prison dont un avec sursis pour le meurtre de son cousin.

Marie-Ange Laroche a par ailleurs nié avoir exercé des pressions sur sa petite sœur, Murielle Bolle, pour qu'elle retire ses accusations à l'encontre de son mari. «Il n'y a eu aucune violence, aucune pression», explique-t-elle. «On l'aurait soi-disant frappée, on lui aurait arraché des poignées de cheveux. Sur les images de Murielle le lendemain, est-ce que vous voyez qu'il lui manque des cheveux? Vous voyez des bleus? Il n'y a rien eu, aucune pression».

(mc/L'essentiel)