France/Grand Est

25 novembre 2019 12:43; Act: 25.11.2019 14:06 Print

British Steel Hayange vole au secours d'Ascoval

SAINT-SAULVE/HAYANGE - L'aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord) a reçu une importante commande de l'usine British Steel d'Hayange (Moselle) pour livrer SNCF Réseau.

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La commande porte sur la fourniture de 140 000 tonnes par an pendant 4 ans de blooms, des barres d'acier de section carrée, qui serviront à la fabrication de rails pour SNCF Réseau. (photo: AFP/Patrick Hertzog)

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Cette commande, effective à partir de septembre 2020 et qui était attendue, porte sur la fourniture de 140 000 tonnes par an pendant 4 ans de blooms, des barres d'acier de section carrée, qui serviront à la fabrication de rails pour SNCF Réseau. Elle devrait être confirmée lors d'un comité de suivi, lundi après-midi, à Saint-Saulve, auquel doivent participer, en plus des dirigeants des entreprises concernées, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, et la secrétaire d'État, Agnès Pannier-Runacher.

Cet accord tripartite permet de doubler le carnet de commandes du site, qui tournait au ralenti, et s'établissait à 136 000 tonnes pour 2020. Ce nouveau débouché a été rendu possible grâce à l'investissement dans un outil de production permettant notamment la fabrication de ces blooms rectangulaires. Il fait suite à des aides publiques de 47 millions d'euros.

«L'État a la possibilité de bloquer le rachat d'Hayange»

L'usine de Saint-Saulve, créée en 1975 par le sidérurgiste Vallourec, avait été reprise fin mai, par la holding Olympus, après quatre années de déboires financiers. Olympus était la maison mère de British Steel, laquelle a été placée en faillite au printemps, mais Ascoval n'a pas fait partie du périmètre de cette faillite. Elle compte aujourd'hui 264 salariés. Sa production tourne cependant au ralenti, et les employés travaillent une semaine sur deux, depuis juillet.

L'usine d'Hayange, qui emploie environ 420 personnes, est désormais sous pavillon chinois, depuis la reprise de British Steel, en faillite, par le groupe Jingye. Une opération suivie «avec le plus grand intérêt et vigilance» par la France, a rappelé lundi matin sur Radio Classique Mme Pannier-Runacher, qui assure que l'État «a la possibilité de bloquer le rachat d'Hayange (...) si on estime qu'on a pas toutes les garanties».

«L'UE a été alertée par la Fédération européenne des aciéristes, sur la situation mondiale, et sur le fait que la Chine ne joue pas avec les règles du jeu puisqu'ils font du dumping sur l'acier aujourd'hui en Europe», a-t-elle précisé.

(L'essentiel/afp)