British Steel à Hayange

18 février 2020 09:23; Act: 18.02.2020 10:55 Print

Des syndicats se méfient de l'offre du chinois Jingye

HAYANGE - Plusieurs syndicats de British Steel à Hayange (Moselle) ont choisi de ne pas donner d'avis sur la reprise envisagée par le groupe sidérurgique chinois.

storybild

Plusieurs syndicats estiment ne disposer que d'informations «tronquées», a annoncé la CFDT, majoritaire chez British Steel à Hayange. (photo: AFP)

Sur ce sujet
Une faute?

Candidat à la reprise des activités du sidérurgiste en faillite British Steel, Jingye s'était dit début février «très confiant» dans le développement du site de Hayange et avait expliqué y prévoir des investissements de 60 millions d'euros sur cinq ans. Lundi, le comité social et économique (CSE) de cette usine, qui fabrique des rails et constitue le principal fournisseur de la SNCF, était consulté sur cette reprise, par ailleurs soumise au feu vert des autorités françaises.

«Les membres CFDT du CSE ne voulant pas être pris en otage dans ce brouillard d'informations tronquées entourant la vente, et n'ayant pas l'ensemble des éléments susceptibles de pouvoir donner un avis éclairé, ne donneront pas d'avis aujourd'hui dans le cadre du rachat», a indiqué la CFDT, dans un communiqué, précisant que la CGT et FO avaient adopté la même position, tandis que la CFE-CGC donnait un avis favorable.

«Entre le marteau et l'enclume»

«Même si le plan proposé par Jingye peut paraître alléchant sur le papier, il nous semble assez utopique», pointe le syndicat. De son côté, le groupe Jingye indique, dans une déclaration, qu'il «prend acte de l'absence de position» du CSE de British Steel Hayange, notant que «les représentants du personnel ne sont pas unanimes sur le sujet». Alors que Jingye se propose de porter la production de l'usine de 330 000 tonnes à 500 000 tonnes en cinq ans, «on est persuadé qu'on ne trouvera pas les marchés», a expliqué Grégory Zabot, délégué CFDT.

Le directeur général du groupe avait aussi assuré qu'aucune suppression d'emplois et aucune réduction des salaires ou des avantages sociaux n'était à l'ordre du jour. Pour M. Zabot, les syndicats ont l'impression de se trouver «entre le marteau et l'enclume», puisque «à Bercy, tout ce qui les intéresse, c'est de sauver Ascoval», l'usine de Saint-Saulve (Nord), fournisseur d'Hayange.

«Rassurer les salariés sur l'importance du site d'Hayange»

«Sauver le soldat Ascoval, pourquoi pas, mais pas en sacrifiant une nouvelle fois les 450 salariés d'Hayange à des investisseurs financiers», plaide la CFDT, dans un communiqué. Le directeur général de Jingye, Li Huiming, a pour sa part assuré que l'offre du groupe était «en mesure d'assurer un avenir solide pour la filière acier dans la région».

«Nous voulons rassurer à nouveau les salariés sur l'importance de l'usine d'Hayange dans la stratégie globale du groupe», a ajouté M. Li, cité dans la déclaration de Jingye. Il s'est à nouveau dit «confiant dans l'issue positive du processus d'approbation en France» et «entend poursuivre (les) échanges avec les salariés et gouvernement français pour faire aboutir ce processus».

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • bonsens le 18.02.2020 12:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pour eux c’est juste un placement financier, ils s’en moquent de la filière acier dans la région

  • luis le 18.02.2020 13:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    faut créé des emplois pour l,avenir de la population locale.

  • Nadège Lambach le 18.02.2020 12:58 Report dénoncer ce commentaire

    Ils préfèrent le Chinois de la route des romains à Thionville.

Les derniers commentaires

  • Miss57 le 18.02.2020 19:18 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ouiiii assez d usine sidérurgique fermer c est la mort de toute un savoir sauvez les!!

  • luis le 18.02.2020 13:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    faut créé des emplois pour l,avenir de la population locale.

  • Nadège Lambach le 18.02.2020 12:58 Report dénoncer ce commentaire

    Ils préfèrent le Chinois de la route des romains à Thionville.

  • bonsens le 18.02.2020 12:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pour eux c’est juste un placement financier, ils s’en moquent de la filière acier dans la région