Procès à Nancy

09 novembre 2019 12:28; Act: 09.11.2019 12:38 Print

Ils avaient organisé un vaste réseau de prostitution

Quatorze hongrois ont été condamnés à Nancy à des peines de un à dix ans de prison ferme au terme du procès d'un vaste réseau de prostitution.

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Les prostituées victimes du réseau de traite d'êtres humains travaillaient dans la rue et en appartement, notamment à Strasbourg.

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Quatorze Hongrois jugés après le démantèlement en 2016 d'un vaste réseau de prostitution, actif notamment à Bordeaux et Strasbourg, ont été condamnés samedi à Nancy à des peines allant de un an à dix ans de prison ferme, a-t-on appris auprès de la défense. Sur les 14 prévenus jugés depuis lundi devant la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy pour proxénétisme aggravé, blanchiment aggravé et participation à une association de malfaiteurs, cinq étaient en détention provisoire et neuf comparaissaient libres.

Au terme d'un délibéré prononcé samedi à 3h après 7 heures de délibéré, deux frères, présentés comme les têtes du réseau et également poursuivis pour traite d'être humains, ont écopé de 10 ans de prison, la peine maximale encourue, et d'une amende de 100 000 euros chacun, a indiqué à l'AFP Me Samira Boudiba, l'un des avocats de la défense. Leur bras droit a été condamné à 8 ans de prison.

Arrestations à Szeged et Strasbourg

Le tribunal a également prononcé à l'encontre de l'ensemble des prévenus une interdiction définitive de territoire français, selon Me Boudiba. Les prévenus ont contesté les faits qui leur étaient reprochés, malgré leur mise en cause répétées dans des écoutes par les filles exploitées - plus de 50 prostituées étaient mentionnées dans la procédure. Le parquet avait requis des peines de 3 à 10 ans de prison à leur encontre, assorties d'interdictions définitives du territoire français.

Ce réseau de proxénètes, en partie issus du même clan familial, avait été démantelé en mars 2016 en France et en Hongrie lors d'une opération policière conjointe de la Sûreté départementale de Strasbourg, de l'Office central de la répression de la traite des êtres humains et de la police hongroise. Douze arrestations avaient eu lieu à Szeged (Hongrie), deux à Nice, et deux autres à Strasbourg.

Le réseau, dont les gains étaient rapatriés en Hongrie, opérait depuis 2014 à Strasbourg, Nice et Bordeaux, selon les conclusions d'une enquête franco-hongroise ouverte en avril 2015. Selon les enquêteurs, le réseau s'appuyait sur des jeunes femmes hongroises qui se prostituaient sur la voie publique et dans des appartements, «sous la surveillance d'une quinzaine de proxénètes également hongrois, originaires de Szeged et de sa région», selon la Jirs de Nancy. Les investigations en Hongrie avaient également «mis en évidence la constitution d'un important patrimoine mobilier et immobilier» constitué de voitures et d'immeubles, dont la justice nancéienne a prononcé la confiscation.

(L'essentiel/afp)