Justice en Lorraine

18 juillet 2019 19:59; Act: 18.07.2019 20:15 Print

Ils vendaient de l'héroïne en Meuse et aux Pays-​​Bas

BAR-LE-DUC - Sept hommes et une femme ont été condamnés par le tribunal correctionnel à des peines allant jusqu'à six ans de prison, pour un trafic d'héroïne pendant plus d'un an.

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Environ 200 g d'héroïne étaient acheminés lors des trajets hebdomadaires, soit 12 kilos au total pour une valeur de 363 000 euros. (photo: AFP)

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Les peines les plus lourdes ont été prononcées à l'encontre de deux frères trentenaires, présentés comme les têtes du réseau et condamnés à plusieurs reprises pour trafic de stupéfiants, dont une fois ensemble en 2012. Le procureur avait requis cinq ans à leur encontre. Ils ont été incarcérés, comme deux quadragénaires, condamnés à plus de deux ans de prison, dont un an avec sursis.

Trois hommes et une femme ont écopé de peines allant de onze mois à deux ans de prison, assorties partiellement d'un sursis avec l’obligation entre autres de se soigner. Les uns prêtaient leurs véhicules, d'autres participaient aux voyages et certains revendaient la drogue, en contrepartie de doses d'héroïne.

58 voyages vers les Pays-Bas

Les prévenus, âgés de 22 à 46 ans, avaient été interpellés fin juin et placés en détention provisoire en attendant leur procès. Tous récidivistes et salariés pour la plupart, ils consomment de l'héroïne depuis quelques mois ou plusieurs années, voire trente ans pour un quadragénaire.

L'enquête, menée par la Sécurité publique de la Meuse et le Service régional de police judiciaire de Nancy, a recensé 58 voyages vers les Pays-Bas, entre mars 2018 et juin 2019. Environ 200 g d'héroïne étaient acheminés lors des trajets hebdomadaires, soit 12 kilos au total pour une valeur de 363 000 euros. De la cocaïne était également importée pour un montant estimé à 17 000 euros.

«On est un groupe de toxicos qui s'entraide»

Un peintre en bâtiment de 44 ans a raconté se rendre «le vendredi soir après le travail, des fois le dimanche, près de Maastricht dans une petite ville qui monte dans les bois». «Une voiture vient à côté de nous, ils donnent le produit et on repart aussitôt», avec en général «1 000 euros de brun (héroïne) et le reste de blanc (cocaïne)», a-t-il décrit.

La drogue était conditionnée dans des pochons de 0,8 g, vendus en Meuse 30 euros l'un ou 50 euros les deux, selon les témoignages de clients, estimés à une vingtaine. «On est un groupe de toxicos qui s'entraide, pas des trafiquants», a résumé l'un des frères, admettant «taper 6 g par jour» d'héroïne.

(L'essentiel/afp)

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