Action de Greenpeace

27 février 2018 10:26; Act: 27.02.2018 13:29 Print

Intrusion à Cattenom: militants jugés ce mardi

THIONVILLE - Huit activistes et deux responsables de Greenpeace France sont convoqués ce mardi, devant le tribunal correctionnel de Thionville, pour leur intrusion à Cattenom.

Sur ce sujet

En octobre, des membres de Greenpeace s'étaient introduits à l'intérieur du site de la centrale nucléaire de Cattenom, pour y tirer un feu d'artifice. Poursuivis pour «intrusion en réunion et avec dégradation dans l'enceinte d'une installation civile abritant des matières nucléaires», les activistes encourent cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. Pour la première fois, le directeur général de l'association, Jean-François Julliard, comparaît aux côtés des militants en tant que représentant de Greenpeace France. «Il fallait (NDLR: pour la justice) avoir Greenpeace et pas simplement les personnes physiques», a regretté auprès de l'AFP l'avocat de l'ONG, Me Alexandre Faro, qui redoute «des peines sévères et des dommages et intérêts punitifs».

Le responsable de la campagne nucléaire de l'ONG, Yannick Rousselet, qui était resté derrière les grilles de la centrale le jour des faits, est lui aussi poursuivi, pour complicité. Il a été auditionné il y a une dizaine de jours, a précisé Me Faro. Le 12 octobre, à l'aube, huit activistes de Greenpeace avaient été interpellés après avoir pénétré dans la centrale pour alerter sur la vulnérabilité des sites nucléaires. Ils avaient diffusé sur le compte Twitter de Greenpeace la vidéo d'un feu d'artifice qu'ils disent avoir tiré tout près du bâtiment abritant la piscine à combustibles. La préfecture de Moselle et EDF avaient soutenu que les militants n'avaient pas accédé à la zone nucléaire.

«Ils vont beaucoup trop loin»

Contacté par l'AFP, l'avocat d'EDF n'a pas souhaité s'exprimer. Après l'intrusion à Cattenom, le directeur adjoint du parc nucléaire d'EDF, Olivier Lamarre, avait qualifié les militants d'«irresponsables (qui) ont pris des risques» pour «une opération de communication». «Ils vont beaucoup trop loin (...) S'ils avaient été mal intentionnés ou s'il y avait eu doute, les choses se seraient passées différemment dans un temps différent», avait-il expliqué, laissant entendre qu'une intervention radicale des forces de l'ordre est prévue en cas de menace grave.

Selon M. Lamarre, Greenpeace «n'a rien démontré, sinon que le dispositif de sécurité a fonctionné parfaitement». Deux jours avant l'intrusion, l'organisation avait publié un rapport d'experts mettant en doute la capacité de résistance des bâtiments abritant les piscines d'entreposage. Pouvant contenir plus de combustibles que les cœurs des réacteurs, ces piscines ne sont pas protégées par des enceintes renforcées, ce qui les expose davantage au risque d'attaques extérieures, selon l'ONG. Un mois et demi après l'intrusion à Cattenom, 22 militants de Greenpeace avaient pénétré au matin du 28 novembre dans la centrale nucléaire de Cruas-Meysse (Ardèche).

Un reportage en octobre de Jonathan Vaucher pour L'essentiel Radio

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • Francois le 27.02.2018 11:31 Report dénoncer ce commentaire

    c'est un scandale ! Ce sont des lanceurs d'alerte qui doivent être protégés. Ils démontrent clairement les actions néfastes et l'évidence du manqué de sécurité dans cette central qui est un fléau depuis 40 ans !!

  • florent le 28.02.2018 09:08 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Vraiment dommage que la loi française est trop souple et que les gendarmes ont agit avec trop de discernement. Une application pour et dur d élimination de la menace les ferait réfléchir et là ils crieront aux scandales.

  • Jean II le 27.02.2018 14:29 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @François : Mon " Dieu " un fléau depuis 40 ans , faut pas exagérer quand-même ! Personne n'est encore mort ... Et c'est vrai en ce moment de grand froid vous n'avez pas besoin d'électricité ...

Les derniers commentaires

  • florent le 28.02.2018 09:08 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Vraiment dommage que la loi française est trop souple et que les gendarmes ont agit avec trop de discernement. Une application pour et dur d élimination de la menace les ferait réfléchir et là ils crieront aux scandales.

  • Jean II le 27.02.2018 14:29 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @François : Mon " Dieu " un fléau depuis 40 ans , faut pas exagérer quand-même ! Personne n'est encore mort ... Et c'est vrai en ce moment de grand froid vous n'avez pas besoin d'électricité ...

    • Francois le 27.02.2018 16:55 Report dénoncer ce commentaire

      on n'en veut pas de l'énergie nucléaire et nos voisins en importent pas non plus. on en fait quoi de toute façon ?

  • JAFO le 27.02.2018 12:21 Report dénoncer ce commentaire

    Qu'ils soient punis de manière exemplaire et dissuasive. Ce qu'il eut fallu, afin de prouver la sécurité du site, c'est de tirer à vu dès l'entrée dans l'enceinte. Croyez-vous qu'ils se seraient plains de la sécurité dans ce cas? Non... ils auraient hurlé à la bavure et à des traitements inhumains. Mais au moins la sécurité aurait été prouvée!

    • Réaliste le 27.02.2018 20:21 Report dénoncer ce commentaire

      @JAFO Vous vous doutez bien que s'ils l'ont fait, c'est justement car ils savaient ce qu'ils allaient pouvoir faire, donc prouver qu'un groupe mal intentionné aurait pu faire pire, et maintenant que c'est prouvé, changer les règles et, par exemple, faire appliquer votre solution qui serait alors très dissuasive! ;-) J'aurais préféré que les autorités admettent un manquement, se remettent en question sur la sécurité des infrastructures et amènent des solutions à cette problématique que ces gens ont mis en évidence! Donc merci à eux de nous sensibiliser sur ce sujet et suciter le débat!

  • Francois le 27.02.2018 11:31 Report dénoncer ce commentaire

    c'est un scandale ! Ce sont des lanceurs d'alerte qui doivent être protégés. Ils démontrent clairement les actions néfastes et l'évidence du manqué de sécurité dans cette central qui est un fléau depuis 40 ans !!

    • Je vous laisse juge.... le 27.02.2018 12:11 Report dénoncer ce commentaire

      Moi j'adore la contradiction du langage officiel, d'un côté : "Les militants n'avaient pas accédé à la zone nucléaire", de l'autre "Ils vont beaucoup trop loin...." et "rien n'a été démontré sinon que le dispositif de sécurité a fonctionné parfaitement". Alors 2 choses l'une, si vraiment ils n'avaient atteint aucune zone sensible et si la sécurité était si performante, pourquoi tout ce vacarme juridico-médiatique? Qui ment? D'un côté des militants avec vidéos à l'appui d'un feux d'articfice juste devant une porte secondaire de la piscine ou des propros incohérent de bon sens de nos autorités?