«Gilets jaunes»

21 janvier 2019 16:45; Act: 21.01.2019 17:12 Print

L'agresseur du journaliste sera jugé plus tard

METZ - Le tribunal de Metz s'est déclaré incompétent pour juger le «gilet jaune» qui aurait agressé un journaliste du «Républicain Lorrain».

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Le tribunal correctionnel s'est déclaré incompétent pour juger l'affaire.

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Jugé lundi à Metz, pour une agression sur Alain Morvan, un de nos confrères du Républicain Lorrain vendredi dernier, l'homme qui manifestait aux côtés des gilets jaunes, vendredi, sera jugé à une date ultérieure, rapporte le journal lorrain. Le tribunal correctionnel s'est en effet déclaré incompétent, jugeant que les faits reprochés relevaient d'une contravention.

L'agresseur présumé, âgé de 47 ans, sera donc convoqué au tribunal de police. Il était également jugé pour une affaire de fraude aux aides sociales. Deux affaires complètement distinctes, a estimé la présidente du tribunal.

«Journaliste, une circonstance aggravante»

Alain Morvan, rédacteur au service reportage du Républicain Lorrain, se trouvait vendredi après midi, au rond-point de Longeville-lès-Saint-Avold, près de la frontière franco-allemande, où des manifestants organisaient un barrage filtrant.

«J'ai voulu prendre une photo au smartphone du rassemblement et un gilet jaune s'est planté à 5 cm de mon visage en étant menaçant», a expliqué au téléphone, à l'AFP, Alain Morvan. «J'ai décliné mon identité de journaliste, mais cela a été une circonstance aggravante».

«J'en ai rien à foutre», «tu fais pas de photo», a crié avec rage l'individu avant de porter des coups au journaliste, selon son récit. Alain Morvan raconte avoir pu «parer» les coups de poings, mais un violent coup de pied l'a atteint à l'abdomen.

Des agressions récurrentes

L'agresseur a été maîtrisé par trois autres «gilets jaunes», tandis qu'il continuait de donner des coups dans le vide en direction du journaliste.

Hospitalisé vendredi, il a pu regagner son domicile en fin de soirée, après avoir passé des examens pour «écarter des suspicions de lésion interne à l'abdomen».

Depuis le début des manifestations en novembre, des journalistes sont régulièrement pris à partie dans le cadre du mouvement des «gilets jaunes», victimes d'agressions, menaces, insultes.

(th/L'essentiel/afp)