Vosges

26 février 2020 09:19; Act: 26.02.2020 10:27 Print

L'Imagerie d'Épinal visée par une enquête

ÉPINAL - La propriétaire de l'Imagerie d'Épinal est visée par une enquête pour abus de biens sociaux, alors que la situation comptable de l'entreprise serait critique.

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L’entrée du site de l’Imagerie d’Épinal. (photo: Capture d'écran Google Street View)

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Le tribunal de commerce d’Épinal, saisi par le parquet, a ordonné mardi une enquête sur la situation financière de l'Imagerie d’Épinal, dont la propriétaire est visée par une enquête pour abus de biens sociaux, a-t-on appris auprès du parquet. «Cette enquête aura notamment pour objet de recueillir tous les renseignements sur la situation financière, économique et sociale de nature à (examiner) l'opportunité ou non d'ouvrir une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire à l'égard de l'Imagerie d’Épinal», a expliqué dans un communiqué, Antoine Adam, substitut du procureur.

L'Imagerie d’Épinal est une entreprise patrimoniale fondée en 1796, riche d'une collection de 1 344 bois gravés classée au titre d'objets des monuments historiques, un important fonds iconographique de plusieurs centaines de milliers d'images et plus de 6 000 pierres lithographiques des XIXe et XXe siècles. Le parquet avait saisi le tribunal de commerce en janvier, après avoir constaté «un résultat déficitaire à la clôture du dernier exercice comptable de l'année 2018». En 2016, la nouvelle propriétaire, Christine Lorimy, avait lancé, avec son associé dont elle s'est séparée depuis, une levée de fonds qui avait rassemblé 1,2 million d'euros.

«Situation comptable catastrophique»

L'un des quatre actionnaires, Hervé de Buyer, qui avait investi 900 000 euros, avait déposé plainte pour abus de biens sociaux, inquiet de ne pas avoir accès aux comptes de l'Imagerie. Une enquête, confiée au service régional de police judiciaire de Nancy, avait été ouverte en juin 2019. «Les derniers éléments comptables montrent qu'il y a une situation comptable catastrophique avec un déficit cumulé en 2017-2018 de plus d'un million d'euros, ce qui laisse les plus grandes craintes quant à l'avenir de l'Imagerie d’Épinal», a réagi Sylvie Leuvrey, l'une des avocates de M. de Buyer.

À l'audience, qui s'est tenue à huis clos, Mme Lorimy et son avocate Me Angélique Delage se sont attachées à démontrer qu'«il n'y (avait) pas de défaut de paiement», a expliqué l'avocate sur France 3 Grand Est. Les conclusions du juge enquêteur seront examinées lors d'une audience le 28 avril.

(L'essentiel/afp)

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