France/Grand Est

18 mars 2019 16:32; Act: 18.03.2019 16:45 Print

La clôture anti-​​sangliers sera terminée fin mars

MEUSE/ARDENNES - La clôture de 112 km, qui doit empêcher l'arrivée en France de sangliers porteurs de la peste porcine africaine, sera terminée fin mars.

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230 sangliers ont déjà été abattus dans une zone de près de 80 kilomètres carrés, située dans les départements de la Meuse et des Ardennes. (photo: AFP)

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La clôture qui doit empêcher les sangliers de passer de Belgique en France doit atteindre 112 kilomètres au total. À ce jour, 73 kilomètres ont été construits et «la fin de la pose est prévue pour la fin du mois de mars», a déclaré à l'AFP Loic Evain, directeur général adjoint de l'alimentation (DGAL). «Le coût entièrement pris en charge par le ministère de l'Agriculture s'élève à 5,3 millions d'euros», selon un communiqué.

Le dépeuplement de la future zone blanche est toujours en cours. L'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) estimait qu'il y avait, en janvier, entre 370 et 570 sangliers dans cette zone de près de 80 kilomètres carrés, située dans les départements de la Meuse et des Ardennes. «Aujourd'hui il en reste entre 50 et 100», a assuré M. Evain qui rappelle que «l'objectif est l'élimination totale des sangliers dans cette zone».

Zone sensible près de la Lorraine, côté belge

Des «tests aléatoires» sont réalisés depuis le 18 février sur 20% des animaux abattus. Jusqu'alors «6 sangliers ont été testés et ils sont tous négatifs». en revanche, tous les sangliers trouvés déjà morts sont testés. «Depuis le 13 septembre nous avons trouvé 48 cadavres de sangliers en France, et ils se sont tous révélés négatifs à la maladie», selon M. Evain. «À ce jour, aucun cas de peste porcine africaine n'a été détecté en France», mais «la situation reste évolutive en Belgique avec des cas déclarés le long de la frontière» en face des départements des Ardennes, de la Meuse et de la Meurthe et Moselle.

Il n'est donc «pas exclu de prolonger la clôture» côté français, a déclaré M. Evain qui souligne que la France «adaptera ses mesures à l'évolution de la situation en Belgique». La peste porcine africaine est une maladie hémorragique virale strictement animale et non transmissible à l'homme, mais représente un risque économique pour les élevages porcins français.

(L'essentiel/afp)