Affaire Sophie Le Tan

02 novembre 2019 21:10; Act: 02.11.2019 21:45 Print

La famille Le Tan veut que «justice soit faite»

STRASBOURG - La famille de Sophie Le Tan souhaite que «le coupable paie pour son crime», dix jours après la découverte du corps démembré de l'étudiante.

storybild

La famille de Sophie Le Tan souhaite connaître toute la vérité sur la mort de Sophie et que le reste des ossements soir retrouvé afin de pouvoir faire son deuil. (photo: AFP/Patrick Hertzog)

Sur ce sujet
Une faute?

La famille de Sophie Le Tan a souhaité que «justice soit faite», samedi à Strasbourg, dix jours après la découverte dans une forêt alsacienne du corps démembré de l'étudiante, qui avait disparu en septembre 2018, et que «le coupable paie pour son crime». «Nous avons besoin de connaître toute la vérité sur la mort de Sophie et de retrouver le reste des ossements afin de pouvoir faire notre deuil», a demandé Laura, une cousine, en lisant devant la presse un texte «au nom de la famille».

Le corps démembré de Sophie Le Tan, une brune de 1,55 m aux yeux foncés, a été découvert par des promeneurs le 23 octobre dans la forêt de Rosheim (Bars-Rhin), à une trentaine de kilomètres de Strasbourg. Etudiante sans histoire, elle avait disparu le 7 septembre 2018, le jour de ses 20 ans, alors qu'elle allait visiter seule un appartement à Schiltigheim, en périphérie de Strasbourg. L'unique suspect, Jean-Marc Reiser, aujourd'hui âgé de 59 ans, qui avait posté l'annonce immobilière, avait été arrêté quelques jours plus tard. Il a été mis en examen pour enlèvement, séquestration et assassinat.

«Qu'il arrête de nier les faits malgré toutes les preuves accablantes»

Il avait déjà condamné pour viols et acquitté au bénéfice du doute pour la disparition à Strasbourg dans les années 1980 d'une jeune femme, dont le corps n'a jamais été retrouvé. «Nous voudrions que le coupable assume ses actes et paie pour son crime. Qu'il arrête de nier les faits malgré toutes les preuves accablantes», a ajouté Laura lors d'une conférence de presse en présence de membres de la famille et de bénévoles de l'association Icared, qui a multiplié les battues citoyennes depuis la disparition de l'étudiante.

La famille souhaite «que justice soit faite», a dit Laurent Tran Van Mang, cousin de la victime. «Avec tous les éléments qu'on a découverts... Que M. Reiser, s'il n'avoue pas, soit condamné, s'il est coupable, comme il faut», a-t-il expliqué. Selon les premières constatations réalisées sur le squelette incomplet de Sophie Le Tan, un fémur présente une «section instrumentale», avait révélé lundi le procureur de la République à Strasbourg, Yolande Renzi. Des analyses sont en cours pour déterminer la date et les circonstances de la mort de Sophie Le Tan.

(L'essentiel)