Metz

10 août 2021 16:34; Act: 10.08.2021 16:45 Print

La femme à la pancarte jugée le mois prochain

METZ - La femme arrêtée lundi, pour avoir brandi une pancarte jugée antisémite lors d'une manifestation à Metz, sera jugée pour «provocation publique à la haine raciale».

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La jeune femme sera jugée le 8 septembre.

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L'enseignante, interpellée lundi pour avoir brandi une pancarte antisémite, dans une manifestation anti-pass sanitaire, samedi à Metz, sera jugée pour «provocation publique à la haine raciale», le 8 septembre, a annoncé mardi, le parquet de Metz.

«Elle y répondra du délit de provocation publique à la haine raciale par affiches ou placards», a précisé, dans un communiqué, le procureur de la République de Metz, Christian Mercuri. Elle encourt un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.

Cassandre Fristot, 34 ans, ancienne élue locale et ex-candidate FN aux législatives de 2012, a été interpellée lundi dans la commune d'Hombourg-Haut en Moselle et son domicile perquisitionné. Le parquet de Metz avait ouvert dimanche une enquête de flagrance sur cette «pancarte au message manifestement antisémite», selon la préfecture. Les noms de plusieurs responsables politiques, hommes d'affaires et intellectuels, dont la plupart sont juifs, y étaient ciblés, sous les mots «Qui?», devenu un étendard de l'extrême droite antisémite, depuis quelques semaines, et «Traites».

(L'essentiel/afp)