À Nancy

16 août 2019 17:02; Act: 16.08.2019 17:19 Print

La permanence d'une députée LREM vandalisée

NANCY - La permanence de la députée LREM Carole Grandjean, a été couverte d'affiches dénonçant son vote en faveur du CETA, et taguée avec l'inscription «gilets jaunes».

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La permanence de la députée LREM Carole Grandjean, à Nancy, a été couverte d'affiches dénonçant son vote en faveur du Ceta, accord commercial entre l'Union européenne et le Canada, et taguée avec l'inscription «gilets jaunes», a-t-on appris vendredi auprès du parquet. Sur la porte d'entrée, une quinzaine d'affiches ont été collées: à côté du portrait de la députée de la 1ère circonscription de Meurthe-et-Moselle, un cliché d'un élevage de poussins crasseux avec les mentions: «LE CETA, Carole Grandjean a voté POUR» en lettres rouges et «Gilets jaunes toujours là», selon des photos publiées sur le site internet de L'Est républicain.

Des inscriptions de couleur noire «GJ 54» ont été apposées sur la porte de la permanence, située dans le centre-ville de Nancy, près de la préfecture et de la place Stanislas. Selon le parquet, les faits ont été commis dans la nuit de jeudi à vendredi. La police, chargée de l'enquête, a effectué des constatations. «Pour l'instant, aucune plainte n'a été déposée"», a précisé le parquet. Contactée par l'AFP, Mme Grandjean n'a pu être jointe vendredi. Des élus locaux, dont le maire centriste de Nancy, Laurent Hénart, et le président (LR) de la Région Grand Est, Jean Rottner, ont apporté leur soutien à la députée sur Twitter.

«La violence ne peut tenir lieu de débat en démocratie», a twitté M. Hénart, condamnant «fermement cette inadmissible dégradation». «De tels actes sont inqualifiables. L'autorité de l'État doit être la seule réponse. La République doit être respectée», a réagi M. Rottner. Plusieurs permanences de députés ou des locaux du parti LREM ont été emmurés, tagués, voire saccagés, ces dernières semaines, dont celle de Christophe Arend, député de la majorité dans la circonscription de Forbach (Moselle). Les dégradations sont la plupart du temps accompagnées de messages relatifs à la ratification à l'Assemblée nationale le mois dernier du CETA, traité controversé de libre-échange entre l'UE et le Canada, et parfois signées par les «gilets jaunes».

(L'essentiel/afp)