France/Grand Est

01 août 2019 07:00; Act: 01.08.2019 12:41 Print

Le Mondial Air Ballons vu depuis une montgolfière

CHAMBLEY - 1 135 pilotes de montgolfières participent au plus grand rassemblement du monde de cet engin mystérieux. «L'essentiel» est monté à bord.

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Une envolée impressionnante, mardi soir, au Mondial Air Ballons. Près de 300 montgolfières ont décollé une à une de l'aérodrome de Chambley. Des ballons jaune, rouge, vert, coloraient le ciel lorrain pour ensuite s’éparpiller à l'horizon. L’événement a été créé en 1989, et rassemble chaque année des pilotes venus de partout dans le monde, d'Europe aux Amériques. Il relève d'une tradition ancrée pour tous, comme Carlo, pilote depuis plus de dix ans, plus de 900 vols au compteur.

Ce Luxembourgeois fait partie des 1 135 pilotes inscrits à l’événement: «C'est extraordinaire de voler. En montgolfière on est libre, c'est une des rares activités qui le permette». Si l'homme est fan de ballon, il apprécie surtout le côté incertain des voyages. «On sait que ce soir, on décolle de Chambley, mais on ne peut pas savoir à l'avance où on va atterrir». Lors des atterrissages, Carlo n'hésite pas à offrir une bouteille de crémant du Grand-Duché, en guise de petit souvenir, aux fermiers l'accueillant dans son champ.

Héritage

La montgolfière est aussi une tradition familiale. Sam, maître de son engin depuis 1999, est venu depuis le Finistère, en Bretagne, avec sa femme Sophie et ses deux filles. «Chacun a son poste, même si on n'est pas très grands dans la famille», explique Sophie. «Après quand ça brasse, on commence à avoir mal au bras», plaisante-t-elle. La Bretonne s'occupe du «retrouving», une pratique qui consiste à suivre l'itinéraire de la montgolfière en voiture pour ensuite récupérer les passagers et ranger le tout, une fois l'engin posé au sol. C'est aux côté de Sam et de sa montgolfière que nous avons réalisé notre baptême de l'air.

Une fois la machine prête à prendre son envol, Sam ordonne aux passagers de se dépêcher à entrer dans la cabine en osier, pour éviter de ralentir le déploiement du ballon. Une fois dedans, le ballon prend rapidement de la vitesse et s'élève peu à peu au-dessus du public resté en bas, à nous observer partir.

La tête dans les nuages, nous survolons la Lorraine, tout en gardant l’œil à terre. «Pour l’atterrissage, il faudra tourner le dos à la route», prévient tout de suite Sam. «Et aussi avoir les jambes un peu fléchies et aucun bras qui dépasse». Le voyage en montgolfière ne s'improvise pas. Sam est diplômé depuis près de 20 ans. Pourtant il ne s'agit pas de son métier puisque le Breton est voilier (NDLR: ce métier consiste à fabriquer et raccommoder les voiles). Sa passion provient de son père et remonte même jusqu'à son grand-père. «C'est dans les gènes, relève sa femme, son grand-père avait monté la boîte pour laquelle il vole, ils naissent tous la tête en l'air», plaisante-t-elle avant l'envol.

Sam nous présente ensuite une sorte de petite révolution technologique pour les vols, qui a tout changé. Une application mobile permettant de localiser le ballon. «Avant, on devait aller toquer à la porte des fermes pour passer un coup de fil. Maintenant avec cette app, le camion peut suivre notre chemin et localiser le ballon».

Une fois en haut, à 450 mètres d'altitude, un silence paisible envahit la nacelle. Les alentours semblent mis sur pause comme si la vie allait reprendre seulement quand la balade serait terminée. Au total, Sam a parcouru 10 kilomètres avec sa montgolfière en un peu plus de 30 minutes. C'est la tête toujours dans les nuages et des étoiles dans les yeux que nous quitterons Chambley avec, comme unique pensée, celle de recommencer une nouvelle fois. Le Mondial Air Ballons se poursuit jusqu'au dimanche 4 août.

(mm/L'essentiel)

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