British Steel

05 février 2020 09:40; Act: 05.02.2020 10:11 Print

Le chinois Jingye veut développer le site d'Hayange

HAYANGE - Le groupe sidérurgique chinois Jingye prévoit des investissements de 60 millions sur cinq ans pour le site français de British Steel à Hayange (Moselle).

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Jingye propose de développer le site grâce à un programme d'investissements de 60 millions d'euros, avec l'objectif de porter la production de 330 000 tonnes à 500 000 tonnes dans un délai de cinq ans. (photo: AFP/Patrick Hertzog)

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Jingye est candidat à la reprise des activités du sidérurgiste en faillite British Steel. L'un de ces actifs est l'usine française d'Hayange, qui fabrique des rails et est le principal fournisseur de la SNCF. «Nous sommes très confiants dans l'issue de cette offre d'achat» et «très confiants dans l'avenir d'Hayange», a affirmé Li Huiming après sa visite, la veille, du site mosellan où il a rencontré le comité économique et social.

Le directeur général de Jingye a salué «la grande qualité des salariés d'Hayange» ainsi que «la haute qualité des produits» de l'usine et «le management au service des clients». Il a fait état d'«échanges chaleureux» avec le personnel. Jingye se propose de développer le site grâce à un programme d'investissements de 60 millions d'euros, avec l'objectif de porter la production de 330 000 tonnes à 500 000 tonnes dans un délai de cinq ans.

Dans l'attente du feu vert des autorités françaises

M. Li prévoit notamment d'investir 12 millions d'euros pour ajouter une ligne de finition des rails et 6 millions pour créer des capacités supplémentaires de stockage des produits. «Dans notre offre, il n'y a aucune suppression d'emploi à l'ordre du jour et aucune réduction des salaires ou des avantages sociaux», a souligné Li Huiming, se disant prêt à étudier des créations de postes «en fonction de l'évolution de la production».

Le groupe Jingye veut à la fois «baisser les coûts à l'approvisionnement» auprès du site anglais de British Steel et «augmenter la production pour développer l'activité» d'Hayange. M. Li a aussi indiqué que l'accord d'approvisionnement avec l'usine française d'Ascoval était «une excellente chose» qui «garantirait une plus grande stabilité (des) approvisionnements» à Hayange.

Le projet de reprise est notamment soumis au feu vert des autorités françaises. «Nous sommes prêts à attendre patiemment l'avis positif du gouvernement français et s'il a besoin de quelque complément d'information que ce soit, nous nous tenons à sa disposition», a affirmé le dirigeant du groupe chinois. M. Li espère obtenir une réponse à la fin du premier trimestre, alors que la presse britannique s'est fait l'écho d'interrogations sur les intentions de Paris.

(L'essentiel/afp)