France/Grand Est

04 octobre 2018 13:08; Act: 04.10.2018 13:24 Print

Le député Arend visé par une nouvelle plainte

SARREGUEMINES - Après une première plainte classée sans suite il y a un an, l'ancienne collaboratrice du député Christophe Arend réitère ses accusations d'agression sexuelle.

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La nouvelle plainte à l'encontre du député de la Moselle a été déposée le 28 septembre, auprès du doyen des juges d'instruction du tribunal de grande instance de Sarreguemines. (photo: Twitter)

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Une ex-collaboratrice du député LREM, Christophe Arend, qui doit être jugée vendredi à Sarreguemines (Moselle) pour dénonciation calomnieuse après une plainte pour harcèlement et agression sexuelle classée sans suite, a déposé une nouvelle plainte contre le député, ont indiqué jeudi ses avocats. L'ancienne assistante «a déposé plainte avec constitution de partie civile à raison de faits de harcèlement sexuel et d'agression sexuelle contre Monsieur Christophe Arend, afin qu'un juge d'instruction indépendant puisse instruire sur les faits qu'elle dénonce», ont indiqué dans un communiqué ses avocats, Patrick Klugman et Ivan Terel.

La plainte a été déposée le 28 septembre, auprès du doyen des juges d'instruction du tribunal de grande instance de Sarreguemines. L'ancienne collaboratrice de M. Arend, âgée de 30 ans, avait déposé une première plainte en octobre 2017 contre le député de la Moselle. Elle l'accusait d'avoir multiplié «les remarques sexistes», mais aussi de l'avoir agressée sexuellement et d'avoir «tout fait pour (la) faire craquer».

D'abord classée sans suite

Cinq semaines plus tard, après l'audition de «nombreux témoins» et une «enquête approfondie», la plainte avait été classée sans suite par le parquet de Sarreguemines. Les investigations avaient révélé de «nombreuses incohérences et contradictions dans les déclarations de la plaignante» et l'existence «de nombreux messages à connotation sexuelle (envoyés) à M. Arend», avait souligné le procureur Jean-Luc Jaeg.

Dans le communiqué, les conseils de l'ancienne collaboratrice relèvent «l'inhabituelle précipitation» du parquet à abandonner les poursuites contre le député. Ils regrettent aussi les «retentissantes déclarations partiales et partielles faites à la presse» du procureur à l'encontre de leur cliente, «dans une situation de particulière vulnérabilité».

Le député LREM avait décidé de poursuivre son ancienne assistante pour «dénonciation calomnieuse». L'audience, prévue vendredi, devant le tribunal correctionnel de Sarreguemines, pourrait donc être renvoyée.

(L'essentiel/afp)