France/Grand Est

18 février 2020 08:26; Act: 18.02.2020 11:10 Print

Macron à Mulhouse pour un sujet très sensible

MULHOUSE - Emmanuel Macron est attendu mardi, à Mulhouse, pour annoncer de premières mesures de lutte contre le «séparatisme islamiste», un dossier sensible.

storybild

Le chef de l’État va passer huit heures à Bourtzwiller, quartier sensible de la ville du Haut-Rhin. (photo: AFP)

Sur ce sujet
Une faute?

Emmanuel Macron est attendu ce mardi, à Mulhouse, pour annoncer de premières mesures de lutte contre le «séparatisme islamiste», un dossier politiquement sensible à l'approche des élections municipales. Le chef de l’État va passer huit heures à Bourtzwiller, quartier sensible de la ville du Haut-Rhin, «où la République doit réaffirmer sa présence» face à l'insécurité, les trafics ou le radicalisme, selon son entourage.

Cette «visite de terrain» est la première étape d'une séquence qui s'étendra au delà des élections municipales des 15 et 22 mars, durant laquelle le chef de l’État détaillera la stratégie du gouvernement contre la radicalisation et l'islam politique. Soit «le séparatisme islamiste», une dénomination jugée plus précise que celle de «communautarisme», longtemps employée par l’Élysée.

Quartier de 15 000 habitants

«Il faut essayer de dire sans diviser. Il faut accepter, en disant, de parfois bousculer. Mais il faut accepter qu'il y a, dans notre République aujourd'hui, ce que j'appellerais un séparatisme», a détaillé le chef de l’État en janvier. Depuis le début du quinquennat, les oppositions, notamment de droite, pressent Emmanuel Macron d'affirmer sa politique sur ce sujet, le taxant de laxisme. Le débat s'est encore durci ces derniers mois, alimenté par de vives polémiques sur la présence de listes communautaristes aux municipales ou sur le port du voile par une mère accompagnant une sortie scolaire.

À Bourtzwiller, le chef de l’État débutera sa visite par le commissariat de police pour faire le point de la situation avec les forces de l'ordre. Ce quartier peuplé de plus de 15 000 habitants est l'un des 47 «Quartiers de reconquête républicaine» (QRR) de France, un dispositif créé en 2018 pour lutter contre la délinquance et les trafics, notamment par le renforcement du nombre de policiers. Il est également l'un des 17 territoires de lutte contre la radicalisation, définis depuis quelques mois, où sont mises en place des cellules contre l'islamisme et le repli communautaire (Clir) dont le chef de l’État souhaite renforcer l'action.

(L'essentiel/afp)