France/Grand Est

20 décembre 2017 16:29; Act: 20.12.2017 19:41 Print

Marcel Jacob peut rentrer chez lui dans les Vosges

VOSGES - Marcel Jacob, mis en examen pour le rapt mortel du petit Grégory en 1984, est autorisé à rentrer chez lui et retrouver son épouse Jacqueline.

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Marcel Jacob est autorisé à regagner son domicile à Aumontzey (dans les Vosges) et à entrer en relation avec son épouse. (photo: AFP)

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Un mois après sa femme Jacqueline, Marcel Jacob, mis en examen avec son épouse pour le rapt mortel de leur petit-neveu Grégory en 1984, a été autorisé mercredi par la chambre de l'instruction de Dijon à rentrer chez lui, a-t-on appris auprès du parquet général. «Marcel Jacob est autorisé à regagner son domicile à Aumontzey (dans les Vosges) et à entrer en relation avec son épouse. Les autres obligations du contrôle judiciaire sont maintenues», a indiqué le procureur général de Dijon Jean-Jacques Bosc.

Brièvement écroués il y a six mois, les époux avaient été placés sous un strict contrôle judiciaire, avec obligation de résider séparément et loin de leur domicile. M. Jacob se trouvait ainsi en Haute-Marne et son épouse dans le Bas-Rhin. Le 20 novembre, trois jours après avoir été entendue par la juge d'instruction chargée du dossier, Claire Barbier, Jacqueline Jacob, 73 ans, avait été autorisée à rentrer chez elle. Son époux, 72 ans, avait été longuement entendu à son tour début décembre par la magistrate, à laquelle son avocat Stéphane Giuranna avait fourni de nouveaux témoignages confortant selon lui son alibi.

La décision de la chambre de l'instruction «démontre que la justice est en train de rétro-pédaler», a réagi Me Giuranna. Le conseil dit vouloir désormais «prouver la totale innocence» de son client. «Le dossier de l'accusation s'effondre au fur et à mesure des investigations. Aujourd'hui, l'alibi, qui avait déjà été vérifié à l'époque, est de nouveau confirmé, par plus de dix personnes», avait indiqué l'avocat juste avant l'audience. Les deux époux sont soupçonnés d'avoir été des corbeaux dans une affaire qui foisonne de lettres anonymes, et d'être impliqués dans le rapt suivi de la mort de Grégory, dans le cadre d'un acte collectif qu'ils contestent.

(L'essentiel/AFP)