Affaire Grégory

13 avril 2018 10:41; Act: 13.04.2018 11:49 Print

Murielle Bolle reste sous contrôle judiciaire

Personnage-clé de l'affaire, Murielle Bolle, qui demandait pour la deuxième fois à pouvoir rentrer chez elle dans les Vosges, ne sera fixée sur son sort que le 25 avril.

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La demande de mainlevée de son contrôle judiciaire, qui lui impose depuis le mois d'août de résider dans la Nièvre, a été plaidée en matinée devant la chambre de l'instruction de Dijon. Une première demande en ce sens avait été rejetée fin janvier. Les conseils de Mme Bolle et des époux Jacob, autres mis en cause dans l'affaire Grégory, devaient également plaider au cours de cette même journée la nullité des mises en examen de leurs clients.

Les avocats de Mme Bolle, mise en examen en juin pour le rapt mortel de Grégory Villemin, pointent notamment du doigt «l'absence d'indices graves et concordants» et entendent «démontrer qu'elle n'a rien à voir, ni de près, ni de loin» avec la mort du petit garçon de quatre ans retrouvé dans la rivière Vologne, il y a plus de 33 ans.

Un «acte collectif»

En 1984, celle qui était alors âgée de 15 ans avait accusé son beau-frère Bernard Laroche, lors d'une garde à vue devant les gendarmes, d'avoir enlevé Grégory avant de se rétracter. Ce dernier avait été incarcéré puis relâché avant d'être tué d'un coup de fusil par son cousin Jean-Marie Villemin, le père de l'enfant, en 1985. La justice soupçonne cette femme aujourd'hui âgée de 48 ans d'avoir participé à l'enlèvement et soutient que sa rétractation s'explique par des violences familiales subies à l'époque, ce qu'elle conteste.

Septuagénaires, Marcel et Jacqueline Jacob sont quant à eux soupçonnés d'avoir été les «corbeaux» de l'affaire, à l'origine de plusieurs lettres anonymes bien renseignées. Le grand-oncle et la grand-tante du petit Grégory seraient impliqués dans le rapt et la mort du garçonnet dans le cadre d'un «acte collectif».

Leurs avocats, qui martèlent depuis des mois l'innocence de leurs clients, affirment aussi que leur mise en examen, en juin dernier, «est nulle car leurs droits élémentaires ne leur ont pas été notifiés». Initialement soumis à un contrôle judiciaire strict, qui leur imposait de résider séparément et loin de leur domicile vosgien, les époux Jacob ont depuis été autorisés à rentrer chez eux.

(L'essentiel/afp)