France/Grand Est

04 juillet 2017 07:54; Act: 04.07.2017 13:12 Print

Murielle Bolle restera-​​t-​​elle sous les verrous?

La chambre de l'instruction de Dijon doit décider mardi du sort de ce témoin-clé de l'affaire Grégory en 1984, suspecté d'enlèvement aujourd'hui.

Voir le diaporama en grand »

Sur ce sujet
Une faute?

Murielle Bolle, 48 ans, qui en avait 15 à l'époque, a été mise en examen et écrouée à titre conservatoire, jeudi dernier. En cause, son témoignage d'il y a 32 ans dans lequel elle accusait Bernard Laroche du rapt du garçon de quatre ans retrouvé mort dans la Vologne. Avant de se rétracter brusquement. Ce 16 octobre 1984, son beau-frère est-il venu la chercher en voiture à la sortie du collège avant de passer prendre Grégory chez ses parents, comme elle l'avait d'abord raconté aux gendarmes puis au juge Lambert? Ou bien l'a-t-on forcée à le dire, comme elle l'avait affirmé le lendemain - ce qu'elle maintient depuis?

Trois décennies après cette volte-face, l'accusation veut démêler le vrai du faux dans les déclarations de Murielle Bolle. Que s'est-il donc passé le soir du 5 novembre 1984? Un témoin, un homme de 54 ans se présentant comme un cousin germain de Murielle Bolle, déclare dans Le Parisien de mardi que celle-ci «a été frappée par plusieurs personnes, elle a pris une sacrée volée». L'idée n'est pas neuve: des témoins indiquaient depuis longtemps, dans le dossier, que Murielle Bolle aurait été «malmenée», ce soir-là.

Pas de car scolaire

Mais ce «cousin éloigné» qui s'est exprimé tardivement, après la mise en examen des époux Jacob le 16 juin dernier, ne s'était jusqu'alors jamais manifesté, le dossier mentionnant en revanche d'autres témoins de la scène familiale. Parmi les autres nouveaux éléments, selon L'Est Républicain, figure l'enregistrement d'une conversation téléphonique entre Jean-Marie Villemin et l'infirmière de la mère de Murielle Bolle, qui aurait été présente lors de la fameuse soirée.

Le quotidien évoque aussi des confidences de la journaliste Laurence Lacour, spécialiste de l'affaire, au père de Grégory: alors qu'elle accompagnait un jour Murielle Bolle sur la tombe de sa mère, celle-ci lui avait confié qu'elle n'avait pas pris le car scolaire le jour du drame - elle serait donc bien montée dans la voiture de Laroche. La justice, en retenant la qualification d'«enlèvement suivi de mort» à l'encontre de Murielle Bolle, considère désormais qu'elle a pu jouer sciemment un rôle dans le rapt que les époux Jacob auraient fomenté.

(L'essentiel/AFP)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.