Projet Cigéo en Lorraine

04 avril 2018 10:21; Act: 04.04.2018 17:24 Print

Prison pour avoir caillassé des gendarmes à Bure

BAR-LE-DUC - Un opposant au projet d'enfouissement des déchets nucléaires a écopé de quatre mois de prison avec sursis pour des échauffourées avec des gendarmes en mars.

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Les opposants au projet d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure restent mobilisés. (photo: AFP/Jean-christophe Verhaegen)

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Quatre mois de prison avec sursis assortis d'une mise à l'épreuve pendant deux ans comprenant entre autres une interdiction de se rendre en Haute-Marne et en Meuse avaient été requis à l'encontre du jeune homme, poursuivi pour «violences sur des gendarmes par lancer de projectiles», a indiqué le procureur de la République, Olivier Glady. Le prévenu, âgé de 28 ans et domicilié dans l'Ain, était venu pour un rassemblement des associations et des opposants au projet Cigéo organisé à Mandres-en-Barrois, les 3 et 4 mars.

«Il a reconnu que c'était effectivement lui qui avait été pris en photo (en train de lancer des pierres en direction des forces de l'ordre), mais il n'a pas voulu vraiment s'expliquer», a relaté le procureur. Il avait été interpellé le 4 mars lors d'affrontements entre les gendarmes mobiles et un groupe de 150 opposants qui avaient tenté, comme la veille, de s'approcher du bois Lejuc, épicentre de la contestation.

Six autres comparutions

Le site, occupé depuis l'été 2016, avait été évacué par 500 militaires, le 22 février. Six autres personnes interpellées le même jour comparaîtront le 23 mai devant le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc pour «participation à un attroupement sans arme malgré des sommations de se disperser». Ils encourent jusqu'à un an d'emprisonnement, «trois ans pour ceux qui étaient cagoulés», avait précisé le procureur.

Une huitième personne, un homme âgé de 22 ans, avait été condamnée le 5 mars à trois mois de prison avec sursis lors d'une comparution immédiate pour violence sur un gendarme lors de ces échauffourées.

Le projet Cigéo, mené par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), vise à enfouir à 500 m sous terre les déchets les plus radioactifs du parc nucléaire français. Le bois Lejuc a été retenu par l'Andra pour y procéder à des forages exploratoires.

(L'essentiel/afp)