En France

04 mars 2021 20:01; Act: 04.03.2021 20:07 Print

Rassemblement en hommage au photo-​​journaliste agressé

REIMS - Une soixantaine de personnes se sont rassemblées jeudi, par «solidarité» avec le photo-journaliste agressé samedi.

storybild

Un habitant du quartier de 21 ans a été mis en examen mercredi pour «tentative de meurtre aggravée». (photo: AFP/Francois Nascimbeni)

Sur ce sujet
Une faute?

Une soixantaine de personnes se sont rassemblées jeudi à l'appel de cinq associations d'habitants du quartier prioritaire Croix-Rouge, à Reims, par «solidarité» avec le photo-journaliste du quotidien l'Union qui y a été violemment agressé samedi.

«Nous sommes ici par solidarité avec le journaliste et pour condamner cet acte odieux qui attaque aussi les valeurs de la République», a expliqué à l'AFP Mohamed El-Addaoui devant le parking de la médiathèque Croix-Rouge, théâtre de l'agression.

Coma artificiel

Christian Lantenois, 65 ans, était venu couvrir des incidents dans ce quartier sensible lorsqu'il a été violemment pris à partie samedi après-midi par une dizaine de personnes, pour l'empêcher de faire son travail, selon le parquet.

Un habitant du quartier de 21 ans a été mis en examen mercredi pour «tentative de meurtre aggravée» et placé en détention provisoire, tandis que le photographe a été placé en coma artificiel, présentant notamment un «traumatisme crânien très sévère» a précisé mercredi le procureur. Le président de l'Association des travailleurs magrébins de France, sur le quartier depuis 1983, se dit encore choqué par l’agression du journaliste. «On le connait depuis des années», affirme-t-il.

Salah Byar, lui aussi, affirme bien le connaître. Mais au-delà des messages de solidarité, le président du Comité de Défense des locataires de Croix-Rouge, un quartier comptant au total 28 000 habitants, veut aussi lancer une alerte. «Cela fait cinquante ans que j'habite dans le quartier, je l'ai vu se dégrader. Avant, il y avait tout, des terrains de sports, des associations, un bureau de police et de gendarmerie. Tout a disparu. Cela a laissé de l'espace pour les voyous», déplore-t-il.

(L'essentiel/afp)