Belgique/Grande région

29 août 2021 09:21; Act: 29.08.2021 12:58 Print

Rentrée en mode «camping» pour des petits Belges

VERVIERS - Dans une école sinistrée par les inondations de juillet, direction et enseignants sont sur le pied de guerre pour la rentrée du 1er septembre.

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Dans une école belge sinistrée par les inondations de juillet, direction et enseignants sont sur le pied de guerre pour la rentrée du 1er septembre. (photo: AFP/Illustration)

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Un rez-de-chaussée impraticable au sol gonflé par l'humidité, une classe maternelle sans son mobilier où s'entassent les cartons de jouets: dans une école belge sinistrée par les inondations de juillet, direction et enseignants sont sur le pied de guerre pour la rentrée du 1er septembre. À la veille du dernier week-end des vacances, l'heure est au contrôle de la qualité de l'air dans les locaux de l'école communale, vieille bâtisse en pierre grise qui accueille 110 enfants de maternelle et primaire au cœur d'un quartier populaire de Verviers (est).

Sophie Lambert, adjointe au maire chargée de l'Instruction publique, règle in extremis au téléphone avec les services techniques de la ville l'aménagement de la maternelle. Celle-ci a dû être déplacée dans un centre social à 50 mètres de là, ce qui nécessite d'y libérer de l'espace en déplaçant un baby-foot et un vieux divan. Derrière l'école coule la Vesdre, brutalement sortie de son lit avec les pluies diluviennes des 14 et 15 juillet: la crue a balayé maisons, ponts et voitures, causant dans cette vallée une bonne partie des 38 décès recensés en Belgique, selon le bilan officiel.

«L'eau est montée à plus d'un mètre cinquante»

Située directement en bordure de la rivière, la cour de récréation est inutilisable. La catastrophe a interrompu des travaux en cours et un gros tas de dalles de béton abîmées doit encore être évacué. La ville, autorité de tutelle, a décidé de condamner pour cette rentrée 2021 tout le rez-de-chaussée de l'établissement, où «l'eau est montée à plus d'un mètre cinquante, emportant tout le mobilier scolaire», affirme Sophie Lambert. De fait, l'eau boueuse a laissé des traces en se retirant. Dans la cuisine, plinthes et papiers peints ont dû être enlevés tellement ils étaient rongés. Et dans la pièce voisine, un déshumidificateur ronronne encore pour assainir l'air ambiant.

«Il faut s'armer de courage et s'adapter à la situation» dit avec philosophie Laurence Breuer, la directrice de l'école. La dernière adaptation, décidée jeudi, n'est pas la moindre: la trentaine d'enfants des trois niveaux de maternelle sera finalement regroupée dans une seule classe, hors des murs de l'école, car le premier étage doit absolument être réservé aux élèves de primaire, plus nombreux. Même si le point de chute est tout proche, Christine Nix, une des deux institutrices de maternelle, déplore «une organisation de dernière minute».

«La rentrée approche et rien n'est prêt»

«On est fatigués, on voit que la rentrée approche et que rien n'est prêt», soupire-t-elle à propos du bazar qui encombre le centre social, où ont été regroupés tous les dons (jouets, peluches, livres etc) accumulés ces dernières semaines. Sophie Lambert admet que les conditions de cette rentrée sont «très particulières». «Les enseignants vont devoir faire preuve de compréhension (...) et les enfants accepter aussi de vivre en mode camping, mais je suis sûre que ça aura du bon», sourit l'élue.

Pour elle, le pari est tenu, cette école de quartier pourra ouvrir ses portes mercredi, jour de la rentrée. Et en évitant l'accueil provisoire dans des préfabriqués en centre-ville, une option un temps envisagée. «La majorité des familles des élèves sont elles-mêmes sinistrées. Que l'école reste là, c'est un gage de stabilité dans cette période très chahutée», assure encore Mme Lambert.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Un belge écœuré le 30.08.2021 13:28 Report dénoncer ce commentaire

    Je suis allé aider les sinistrés pendant les 1er week-ends. L’entre-aide entre citoyens étaient formidables, des gens venus de partout! Les gens que j'ai aidé avec mes pelles, raclettes et karcher n'ont vu que d'autres citoyens, un monsieur en bulldozer lui a ressorti sa voiture de son jardin dévasté, un autre avec un plateau l'a charger gratuitement pour l’emmener dans un garage, lui aussi bénévole. Des gens venus de Charleroi et de BXL nous ont aussi aidé et une société locale leur a mis à disposition gracieusement un container pour évacuer les débris. Des autorités? Qq bouteilles d'eau!!!

  • En plusLili LiliL>) Lili LiliBonjour CaL le 29.08.2021 18:01 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pour les réfugiés ont trouverais toute suite des locaus pour eux mais pour nos écoliers ont n'a pas le matériel ni l'argent nécessaire????

  • Evan le 30.08.2021 07:13 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ba non les citoyens de chaque pays ne sont pas prioritaires! Mais les réfugiés de tous les pays du monde oui! Allez comprendre la logique! Pour recevoir de l’aide il faut venir d’ailleurs!

Les derniers commentaires

  • MMarcel le 31.08.2021 08:13 Report dénoncer ce commentaire

    On préfère bichonner le tourisme des demandeur d'asile , comme dans d'autres pays d'Europe !!!

  • Un belge écœuré le 30.08.2021 13:28 Report dénoncer ce commentaire

    Je suis allé aider les sinistrés pendant les 1er week-ends. L’entre-aide entre citoyens étaient formidables, des gens venus de partout! Les gens que j'ai aidé avec mes pelles, raclettes et karcher n'ont vu que d'autres citoyens, un monsieur en bulldozer lui a ressorti sa voiture de son jardin dévasté, un autre avec un plateau l'a charger gratuitement pour l’emmener dans un garage, lui aussi bénévole. Des gens venus de Charleroi et de BXL nous ont aussi aidé et une société locale leur a mis à disposition gracieusement un container pour évacuer les débris. Des autorités? Qq bouteilles d'eau!!!

  • Un belge écœuré le 30.08.2021 13:21 Report dénoncer ce commentaire

    Pire encore : l'IRM (service météorologique national, équivalent de Meteolux) étant un organisme fédéral, ils ne peuvent pas empiéter sur les autorités régionales, et vu que la gestion des eaux est, en Belgique, régionalisée, l'IRM ne peut pas émettre d'alertes crues, ils n'y sont pas habilités, ils peuvent seulement parler des quantités d'eau précipitables attendues, ils leur est donc défendu, par exemple, d’utiliser le mot "inondations" dans leurs prévisions!! Voilà où en est la Belgique aujourd’hui!

  • Un belge écœuré le 30.08.2021 13:14 Report dénoncer ce commentaire

    @Jean-Pierre Et non! La Belgique n'est plus que l'ombre d’elle-même et le fédéralisme à montrer son incompétence complète à prévoir une crise et encore plus à la gérer! Le SPW et la gestion des eaux ont reçu des mails du service européen de prévisions météorologiques (EFAS) dès le dimanche précédant les inondations mais personne de s'est connecté sur leur plateforme. Pire encore, aucun ordre d’évacuation sur la localité de Chénée alors que l'onde de crue de la Vesdre a mis plus de 12h pour redescendre de Vervier à Liège. Quand on voit çà, on a tout compris à la gestion belge : zéro pointé!

  • Bibi le 30.08.2021 09:28 Report dénoncer ce commentaire

    "Petit Belge" article écrit par un Français ? étonnant il n'a pas rajouté "une fois"

    • Charles Montetroll le 31.08.2021 08:36 Report dénoncer ce commentaire

      Ils ont la frite les petits belges parfois !