Pancarte antisémite

20 octobre 2021 14:37; Act: 20.10.2021 16:19 Print

Six mois de prison avec sursis pour l'enseignante

METZ - L'enseignante, qui avait brandi une pancarte antisémite lors d'une manifestation, a été condamnée à six mois de prison avec sursis.

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Les avocats des treize parties civiles avaient tous insisté sur le fait que la pancarte brandie le 7 août, portait «les stigmates profondes de l'antisémitisme».

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Cassandre Fristot a été condamnée mercredi, à six mois de prison avec sursis, par le tribunal correctionnel de Metz pour «provocation à la haine raciale». Le parquet avait requis trois mois de prison avec sursis et trois ans d'inéligibilité contre Mme Fristot, qui ne s'était pas déplacée à l'audience le 8 septembre, et qui n'était pas non plus présente mercredi.

La diffusion d'une photo de l'écriteau, brandi fièrement par Cassandre Fristot, coiffée d'un béret lors de la manifestation messine, début août, avait suscité un tollé dans la classe politique et les organisations de lutte contre le racisme et l'antisémitisme.

La jeune femme, professeure d'allemand remplaçante, a été suspendue par l'Éducation nationale, «provisoirement» selon ses avocats. Elle encourait jusqu'à un an de prison et 45 000 euros d'amende.

Les avocats des treize parties civiles avaient tous insisté sur le fait que la pancarte brandie le 7 août portait «les stigmates profondes de l'antisémitisme» et les «codes du complotisme», comme l'avait souligné Me David-Olivier Kaminski, avocat du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

Ces affirmations avaient été contestées par les avocats de la défense, qui avaient nié tout antisémitisme de la part de leur cliente.

(L'essentiel/afp)