Fait divers en Moselle

14 mars 2019 10:01; Act: 14.03.2019 10:54 Print

Son rendez-​​vous galant se mue en passage à tabac

BAN-SAINT-MARTIN/AMNÉVILLE - Un homme qui pensait avoir obtenu sur le Net un rendez-vous avec une femme, a dû faire face à trois agresseurs qui l'ont roué de coups.

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C'est une drôle de mésaventure qui est arrivée à un habitant du Ban-Saint-Martin, mardi dernier. L'homme, âgé de 32 ans, s'est rendu à Amnéville, vers 1h30 du matin, pour rencontrer une jeune femme avec laquelle il pensait s'être entretenu sur un site Internet, rapporte Le Républicain Lorrain. Arrivé sur le lieu du rendez-vous, rue Saint-Jean, l'homme s'est retrouvé face à face avec trois individus portant chacun une cagoule.

Les trois hommes l'ont alors roué de coups, avant de dérober sa voiture. La victime a réussi à échapper à ses agresseurs et à prévenir à la police. L'alerte a été immédiatement relayée dans les commissariats de la région. Quelques minutes plus tard, une équipe de policiers d'Hagondange croise la voiture volée, point de départ d'une course poursuite mouvementée, qui conduit les agresseurs et la police sur l'A31, en direction de Thionville.

Un arrêt de travail de trois jours

La voiture des fuyards quitte soudainement l'autoroute pour se diriger vers Kuntzig. Elle négocie mal un rond-point, percute une bordure avant de faire demi-tour en direction de Yutz, à vitesse réduite. À l'entrée de la commune, les trois individus abandonnent leur véhicule et prennent la fuite à pied, à travers champs. Deux d'entre eux sont rapidement interceptés par les policiers et placés en garde à vue au commissariat de Thionville. Le troisième agresseur est identifié et interpellé mercredi matin.

Les trois hommes, des Amnévillois connus de la justice âgés de 17 et 18 ans, ont reconnu les faits. Les deux majeurs devraient être jugés ce jeudi, en comparution immédiate, au tribunal de Metz. Le jeune homme mineur a été présenté à un juge pour enfants. Quant à la victime, en état de choc, elle s'est vu prescrire un arrêt de travail de trois jours.

(pp/L'essentiel)