En France

24 novembre 2021 08:50; Act: 24.11.2021 09:05 Print

Strasbourg: l'ombre du Covid plane sur le marché de Noël

Annulé l'an passé en raison de l'épidémie, le marché de Noël de Strasbourg, événement touristique majeur, reprend vendredi, pour un mois, avec des mesures strictes.

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Cette année, situation sanitaire oblige, le retour de cette manifestation qui draine 1,5 million de visiteurs se fera au prix de mesures strictes. (photo: AFP/Frederick Florin)

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Endeuillé en 2018 par un attentat qui avait fait cinq morts, entravé l'année suivante par d'importantes mesures de sécurité puis purement et simplement annulé en 2020: ces dernières années, le «Christkindelsmärik» («marché de l'enfant Jésus» en alsacien) est tombé de Charybde en Scylla.

Cette année, situation sanitaire oblige, le retour de cette manifestation qui draine 1,5 million de visiteurs et génère 250 millions d'euros de retombées financières, se fera au prix de mesures strictes, sur lesquelles ont planché pendant des semaines la préfecture du Bas-Rhin et la mairie écologiste.

Si le pass sanitaire ne sera pas exigé pour accéder au périmètre de la manifestation, prévue jusqu'au 26 décembre, il le sera pour se restaurer dans des zones délimitées. De la même manière, le masque sera obligatoire. Des contrôles seront menés et des médiateurs déambuleront dans les allées pour rappeler l'importance des gestes barrières.

Du gel hydroalcoolique sera également disponible sur tous les chalets, plus espacés cette année les uns des autres et répartis dans des allées plus larges pour fluidifier la circulation des visiteurs et éviter les effets d'engorgement.

Le marché «investit treize places (...) avec plus de 300 chalets. Impossible d'imposer aux habitants le pass sanitaire pendant un mois» sur l'ensemble du périmètre, a justifié auprès de l'AFP, la maire EELV de Strasbourg, Jeanne Barseghian.

«Sur mesure»

Face à une situation épidémique extrêmement volatile, préfecture et mairie ont donc opté pour des mesures à géométrie variable, susceptibles d'évoluer en fonction du taux d'incidence.

Il était ainsi prévu que s'il franchissait la barre des 200, ce qui est désormais le cas en Alsace, les zones de restauration («food courts») ne seraient accessibles qu'avec un pass sanitaire. La mairie en a pris acte mardi, à 72 heures de l'inauguration, précisant que «boissons» et «nourriture» ne pourraient être consommées que dans ces zones.

«Après le contrôle du pass sanitaire à l'entrée, vous pouvez vous installer pour boire et manger», a expliqué Mme Barseghian, vantant «une capacité simultanée de 1 000 places».

Du «sur mesure» afin de ne pas pénaliser les exposants: «76 chalets sur 300 proposent des produits alimentaires», a-t-elle détaillé.

En Allemagne, où la situation sanitaire est encore plus dégradée, certaines villes, comme Munich ou Heilbronn, ont annulé leur marché de Noël, ou l'ont reporté sine die, comme Sarrebruck.

Ce scénario est redouté dans le Grand Est, dans un contexte de cinquième vague «fulgurante», comme l'a dit dimanche le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.

Mais la maire de Strasbourg ne veut pas y croire. L'annulation «n'est pas à l'ordre du jour», a-t-elle réagi, faisant valoir le travail réalisé «avec l'État et l'ARS», l'Agence régionale de santé.

«Optimisme»

Outre l'épidémie de Covid, le risque sécuritaire sera encore bien présent cette année, avec «un niveau de menace terroriste (...) particulièrement élevé» en France et à Strasbourg, a prévenu début novembre, la préfète du Bas-Rhin, Josiane Chevalier, annonçant la mobilisation du côté des forces de l'ordre de «plus de 700 personnes».

Si les contrôles systématiques aux check-points aux abords du marché, peu appréciés des visiteurs et des Strasbourgeois, sont abandonnés, la police procèdera à des «contrôles aléatoires, nombreux et dynamiques», à l'entrée et dans le marché, a détaillé la préfète.

Pas de quoi décourager Nadia Coelsch, dont la famille est présente «depuis plus de 80 ans» sur le Marché strasbourgeois et qui, à l'aube de cette 451e édition, affiche son «optimisme». «Ça fait presque deux ans qu'on vit avec (l'épidémie), les gens sont habitués», poursuit-elle, en mettant la dernière main à son chalet de confiserie «Les Délices», installé place Kléber.

«Si tout le monde respecte les gestes barrières et fait ce qu'il faut, ça devrait bien se passer. J'ai confiance», sourit-elle.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • yves le 24.11.2021 09:31 Report dénoncer ce commentaire

    L'ombre du delta plane...

  • le canard enchaîné le 24.11.2021 09:10 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les prix aussi flambent

  • @@@ le 24.11.2021 10:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    il y a plus de contrôle aujourd'hui avec le covid que lors des attentats ! cherchez l'erreur

Les derniers commentaires

  • Pep 57 le 25.11.2021 07:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    profitez en rapidement, on ne sait pas si ça durera 1 mois, au rythme ou montent les contaminations, les décideurs européens appellent aux restrictions, tout se met tranquillement en place....on en reparle dans une quinzaine de jours .

  • Blablabla le 24.11.2021 21:03 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les vaccins ne fonctionnent pas, la preuve est qu’on est revenu à la case départ comme il y a 2 ans. Le virus covid 19 ne disparaîtra jamais et restera comme tant d’autres virus. Le covid a été utilisé comme prétexte pour instaurer une société de contrôle. On y est avec le covidcheck. Plus tard, ce sera le crédit social comme en Chine et ainsi de suite.

    • Parano le 25.11.2021 08:42 Report dénoncer ce commentaire

      Surtout n'utilisez plus vos gsm ni vos cartes de crédits, vous êtes pistés ! Mais quand est-ce que vous allez arrêter de croire les médias débiles et les réseaux sociaux qui vous abrutissent ?!

    • @Parano le 25.11.2021 12:58 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      Je vous conseille "Tous surveillés. 7 milliards de suspects" excellent documentaire d'Arte trouvable sur le Net. Arte n'est pas une chaîne complotiste, elle est financée par des fonds d'états européens.

  • Tristounet le 24.11.2021 18:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Si la vaccination est le remède miracle,pourquoi les dirigeants ne prennent-ils pas leurs responsabilités en rendant ce vaccin obligatoire?Bien que vacciné,je comprends ceux qui hésitent et sont réfractaires ,car ce manque de prise de décisions semble plus que douteux,et c’est facile de faire porter le chapeau aux non vaccinés!Combien de malades du COVID aujourd’hui étaient au stade de foot à Luxembourg,là c’est silence radio,et comme les médias font et disent ce qu’on leur dit...amateurisme

  • Dorian le 24.11.2021 18:34 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pourquoi faites vous d’une crise sanitaire une crise politique? Vous confondez tout les gens.

  • Jean II le 24.11.2021 18:07 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @Lulu : Et bien faîtes vous vacciner !