01 décembre 2020 14:34; Act: 02.12.2020 12:47 Print

«Un homme de Trèves a tué des Trévois»

TRÈVES - Un automobiliste a foncé sur des passants à Trèves, mardi «sans motivation politique apparente» dit la police. Il y a au moins cinq morts, dont un bébé, et 14 blessés.

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Pour le maire Wolfram Leibe, ce 1er décembre est «le jour le plus noir pour la ville de Trèves depuis la Seconde Guerre mondiale». Un homme de 51 ans a semé la mort dans le centre-ville avec son SUV. «Nous voyons tous ce genre d'images à la télévision et nous pensons que ce genre de choses n'arrive qu'ailleurs», a dit le maire, «profondément ébranlé». Je ne peux pas comprendre que quelqu'un ait eu l'idée de foncer dans le centre-ville avec un SUV» pour tuer des gens. Parmi les cinq victimes figurent un bébé de neuf mois et une femme de 25 ans. Un cinquième décès a été annoncé peu avant 20h30 par la police de Trèves.

Le ministre de l'Intérieur du land de Rhénanie-Palatinat, Roger Lewentz (SPD) a été plus précis et a indiqué que le bilan s'élevait à quatre morts, quatre blessés graves, cinq blessés et six blessés légers. L'agresseur de 51 ans a conduit «en zigzags» entre 600 m et 1 km à travers le centre-ville, à bord d'un SUV qui n'est pas immatriculé à son nom et a frappé les passants de manière ciblée. Le ministre a fait l'éloge des forces de l'ordre qui ont arrêté l'agresseur «dans les quatre minutes, après que la police a été alertée».

Pas de preuve de terrorisme ou de motivation politique

Le procureur général Peter Fritzen a également été choqué et a affirmé qu'il n'avait encore jamais vu «un acte aussi insensé». L'auteur présumé des faits, qui vient de la région de Trèves, est en cours d'interrogatoire par la police ce mardi soir. Il n'y a aucune indication de terrorisme ou de motif politique. En revanche, un problème psychiatrique n'est pas improbable. De plus, l'agresseur était ivre, avec 1,4 gramme d'alcool dans le sang.

À l'issue de la conférence de presse de mardi soir, le maire Wolfram Leibe a une nouvelle fois souligné l'extraordinaire solidarité qui l'a touchée peu après le crime. Les hôpitaux luxembourgeois ont proposé d'accueillir des blessés. Des offres similaires sont arrivés de Metz et Sarrebruck. «Un homme de Trèves a tué des gens de Trèves. Peut-être qu'en tant qu'humains, nous en tirerons les leçons, après tout, de sorte qu'à l'avenir, nous serons capables de détecter ces comportements plus tôt, avant que les crimes soient connus».

(dm/L'essentiel)