France/Grand Est

21 novembre 2019 10:47; Act: 21.11.2019 11:13 Print

Un incendie simulé à la cathédrale de Strasbourg

STRASBOURG - Mercredi soir, des pompiers de Strasbourg ont simulé le sauvetage d'œuvres d'art d'un incendie, dans la cathédrale.

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Pour cet exercice de sécurité civile, qui a mobilisé une vingtaine d'hommes du service départemental d'incendie et de secours (Sdis) du Bas-Rhin, les sapeurs-pompiers avaient pour mission de protéger les œuvres de la chapelle Sainte Catherine, où se trouve notamment un grand retable. L'exercice permettait également aux pompiers de s'entraîner à intervenir dans le contexte du marché de Noël, qui doit ouvrir ses portes vendredi, et dont les chalets encombrent déjà la place de la cathédrale, ainsi que de tester le schéma d'alerte en cas d'incendie, hors des périodes d'ouverture de l'édifice.

«C'est comme un escape game: on leur propose un scénario et on voit comment ils se débrouillent», explique Isabelle Boucher Doigneau, directrice de la communication de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles), alors qu'environ trois de ces exercices sont organisés chaque année à la cathédrale. À 20h, l'alarme incendie de la cathédrale retentit, le feu fictif a pris sur le toit du bâtiment. Un dégagement de fumée est même simulé.

«Il faut être soigneux, efficace et rapide»

Comme pour une intervention réelle, les pompiers s'occupent d'abord des victimes, puis du bâtiment, et enfin des œuvres d'art, en s'appuyant sur un document de la Drac recensant et priorisant les œuvres d'art à «sauver». Dans la chapelle, après avoir descendu de son socle, emballé dans du papier-bulles et évacué le fac-similé d'une Pieta - qui pèse le même poids que la vraie statue - les pompiers s'interrogent: faut-il bâcher le pinacle supérieur du retable, au risque d'abîmer sa dentelle de bois doré?

Guidés par les consignes du conservateur des monuments historiques Louis-Napoléon Panel, ils grimpent finalement sur leurs échelles pour protéger jusqu'en haut le retable, impossible à déplacer, de l'eau des lances à incendie. «Il faut être soigneux, efficace et rapide», résume M. Panel.

Les pompiers ne reçoivent «pas de formation spécifique pour les œuvres d'art, c'est par ces exercices réguliers qu'on va adapter nos procédures et tester les compétences dans les conditions les plus réelles possibles», explique le Capitaine Romain Bertin Butler. Depuis 1998, la cathédrale de Strasbourg est équipée de murs coupe-feu en béton, installés sous la charpente.

(L'essentiel/afp)