France/Grand Est

27 juin 2019 11:40; Act: 27.06.2019 12:47 Print

Un trafic de drogue démantelé en Meuse

BAR-LE-DUC - Un trafic d'héroïne entre Bar-le-Duc, les Pays-Bas et la Belgique, a été démantelé cette semaine, dans la préfecture de la Meuse.

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Un trafic d'héroïne entre Bar-le-Duc, les Pays-Bas et la Belgique, mettant en cause huit personnes, dont deux frères soupçonnés d'être les têtes du réseau.

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Un trafic d'héroïne entre Bar-le-Duc, les Pays-Bas et la Belgique, mettant en cause huit personnes, dont deux frères soupçonnés d'être les têtes du réseau, a été démantelé cette semaine dans la préfecture de la Meuse, a-t-on appris jeudi de sources concordantes. «La particularité de ce trafic, c'est qu'ils ont fait de très nombreuses rotations, avec à chaque fois plusieurs conducteurs, des véhicules différents et des petites quantités, environ 200 grammes, pour limiter les risques», a relaté à l'AFP Guillaune Crivelli, directeur adjoint Service régional de la police judiciaire (SRPJ).

L'enquête, menée par la Direction départementale de la sécurité publique de la Meuse et la brigade stups du SRPJ de Nancy, a recensé 58 voyages vers les Pays-Bas et la Belgique entre mars 2018 et juin 2019. Le gramme d'héroïne s'achetant 40 euros en moyenne dans la préfecture de la Meuse, le chiffre d'affaires s'élèverait à 480 000 euros, a précisé le commissaire.

Une affaire fraternelle

Les suspects, âgés de 30 à 40 ans, tous connus de la justice pour être des «toxicomanes trafiquants», sont convoqués à l'audience de comparution immédiate du tribunal correctionnel de Bar-le-Duc, jeudi après-midi, mais le procès devrait être renvoyé, a précisé à l'AFP le procureur, Olivier Glady. Neuf personnes, sept hommes et deux femmes, avaient été interpellées à Bar-le-Duc et deux communes proches lundi matin. La compagne d'un des mis en cause a été libérée à l'issue de son audition.

«Le réseau se concentrait autour de deux frères, qui avaient dans leur périmètre de connaissances des toxicomanes qu'ils employaient en contrepartie de petites fractions de stupéfiants pour aller chercher l'héroïne», à l'étranger ou à Nancy, «en approvisionnement d'urgence», a détaillé le procureur. Les suspects, des peintres en bâtiment pour certains, «sont tous en récidive. La moitié est suivie par un juge d'application des peines pour des mesures juridiques en cours», a précisé M. Glady.

Poursuivis pour importation, trafic et usage de produits stupéfiants, ils encourent jusqu'à 20 ans de prison pour les récidivistes

(L'essentiel/afp)