Aux États-Unis

07 novembre 2017 08:06; Act: 07.11.2017 09:20 Print

Une femme perd son job à cause de cette photo

La photo de Juli Briskman, sur son vélo en train de faire un doigt d'honneur au cortège de Donald Trump, a fait le tour du web. Mais lui a fait perdre son travail.

storybild

La cycliste a fièrement utilisé le cliché comme photo de profil sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter. (photo: Facebook)

  • par e-mail
Sur ce sujet

«Il passait à côté et mon sang n'a fait qu'un tour», s'est souvenue la mère célibataire de 50 ans, dans un entretien accordé au Huffington Post. «Je me suis dit, il va encore au foutu parcours de golf». Le président américain se rendait en effet au Trump National Golf Club, à environ 40 kilomètres de la Maison-Blanche, lorsque son convoi de SUV noirs a dépassé la cycliste en promenade le samedi 28 octobre. Brendan Smialowski, photographe de l'AFP à la Maison-Blanche a immortalisé le geste grossier qui est rapidement devenu viral.

«On ne sait jamais ce qu'on peut voir. On ne sait jamais ce qui peut se passer», explique-t-il, assurant que lorsqu'il se trouve dans le cortège présidentiel, il garde toujours le doigt sur le déclencheur. «Ce qui rend cette cycliste unique, c'est sa ténacité: une fois que le convoi l'a dépassée, elle a réussi à revenir à la charge (à la faveur d'un feu rouge) pour partager son ressentiment à nouveau», se souvient Brendan Smialowski, une dizaine de jours après l'incident.

Virée trois jours après

Si sa photo ne permettait nullement d'identifier la cycliste, cette dernière a fièrement utilisé le cliché comme photo de profil sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter. Une revendication qui n'a pas plu à ses employeurs chez Akima LLC, une entreprise du bâtiment qui travaille pour le gouvernement américain et l'armée des États-Unis. Trois jours plus tard, ils ont signifié à la responsable marketing son licenciement.

«Ils m'ont dit "On se sépare de toi"», a raconté Juli Briskman, au Huffington Post, expliquant s'être vu reprocher des contenus «lubriques» ou «obscènes» sur ses réseaux sociaux. Ni Juli Briskman, ni ses ex-employeurs n'étaient joignables lundi. La photo controversée, elle, reste toujours son avatar sur Facebook et Twitter.

(L'essentiel/AFP)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • le salarié le 07.11.2017 08:34 Report dénoncer ce commentaire

    Mais bon sang, quand les gens comprendront-ils qu'il ne faut pas publier tout et n'importe quoi!! Depuis la création des résaux sociaux, les employeurs épluchent toute notre vie privée. A vous de contôler ces bases de données. Ne leur donner pas cette nouvelle opportunité pour des mises à pied.

  • tonton buzz le 07.11.2017 08:36 Report dénoncer ce commentaire

    Tiens ils sont où ceux qui hurlent à la liberté d'expression?? lol bah voilà, elle avait le droit mais cela lui a couté son poste, mais bon, elle trouvera surement dans une entreprise anti-trump cela doit exister

  • Hahaha le 07.11.2017 11:21 Report dénoncer ce commentaire

    J'ai pas Facebook, Instagram,... et je n'ai aucun soucis. Bizarre quand même

Les derniers commentaires

  • Président ? le 07.11.2017 17:52 Report dénoncer ce commentaire

    Ça c'est les soit disant états unis , pour moi c'est plutôt une dictature par le capitalisme , la preuve est là , pas de droit a la libre expression .

  • Lulu le 07.11.2017 11:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Un conseil à tout le monde : faites très attention aux réseaux sociaux ! Les réseaux sociaux sont dangereux et ne sont pas un espace de liberté comme la plupart croient, mais bien le contraire !

    • anonyme le 07.11.2017 12:55 Report dénoncer ce commentaire

      tout à fait d'accord @Lulu. Une fois via FB j'ai fait allusion à qqch au bureau sans précisé de nom, eh bien peu de temps après j'ai été convoquée et rappelée à l'ordre. La personne qui m'a denoncée à bien été bloquée de ma liste d'amis!

    • porcinet le 07.11.2017 20:08 Report dénoncer ce commentaire

      ne soyez pas sur les réseau sociaix tout simplement.Y a rien de sociale dans tout cela

  • Hahaha le 07.11.2017 11:21 Report dénoncer ce commentaire

    J'ai pas Facebook, Instagram,... et je n'ai aucun soucis. Bizarre quand même

    • australopithecus le 07.11.2017 16:30 Report dénoncer ce commentaire

      J'ai FB et insta, je n'ai et n'aurai aucun probleme ... Bizarre non ?

    • porcinet le 07.11.2017 20:08 Report dénoncer ce commentaire

      Ca viendra un jour....

    • Hahaha le 08.11.2017 09:22 Report dénoncer ce commentaire

      tout est espionné et épeluché sur le net... A votre place je ne serai pas si confiant...

  • liberté le 07.11.2017 10:38 Report dénoncer ce commentaire

    C'est pas ça la liberté d'expression? ou bien il n'y a que le président qui a le droit d'écrire ce qu'il pense sur twitter.

    • ..!!.. le 07.11.2017 11:56 Report dénoncer ce commentaire

      C'est le geste, pas l'écriture!

  • taz red le 07.11.2017 10:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    c'est beau la liberter d'expression au stat.....

    • ..!!.. le 07.11.2017 11:57 Report dénoncer ce commentaire

      Vraiment beau!!