Super pouvoirs

26 mai 2020 13:51; Act: 26.05.2020 16:16 Print

Cet homme n'aurait ni mangé ni bu pendant 80 ans

Un yogi indien est mort chez lui de vieillesse à 90 ans. L’homme disait avoir été béni par une déesse dans son enfance, ce qui lui aurait conféré des pouvoirs spéciaux.

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Prahlad Jani: «Je reçois l’élixir de vie par le trou de mon palais, ce qui me permet de vivre sans nourriture et sans eau». AFP/archives

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Un yogi indien qui disait n’avoir pas mangé ou bu depuis 80 ans, affirmation qui a fait l’objet d’études médicales mais aussi de doutes, est mort mardi à l’âge de 90 ans, a annoncé son voisin à l’AFP.

Ascète à la longue barbe et avec un anneau dans le nez à la façon d’une déesse hindoue, Prahlad Jani était originaire du petit village de Charada dans l’État du Gujarat (ouest de l’Inde) et clamait ne pas avoir consommé d’eau ou de nourriture depuis l’âge de 11 ans.

«Il est mort mardi matin de vieillesse à son domicile», a déclaré à l’AFP, Sheetal Chaudhary, son voisin d’à-côté.

«Il a été emmené à l’hôpital après minuit mais a été déclaré mort à l’arrivée par les médecins sur place», a-t-il ajouté.

Jani disait avoir été béni par une déesse dans son enfance, ce qui lui aurait conféré des pouvoirs spéciaux. «Je reçois l’élixir de vie par le trou de mon palais, ce qui me permet de vivre sans nourriture et sans eau», avait-il affirmé à l’AFP en 2003.

Surveillé par des caméras

Il n’est pas possible de vérifier si le yogi n’a effectivement consommé aucune nourriture ni eau pendant toutes ces décennies. Pour les médecins, il est impensable qu’un corps humain puisse supporter un jeûne aussi long.

Son ascétisme, qui lui avait valu de créer une petite communauté de fidèles, avait attiré l’attention de scientifiques. Des équipes médicales indiennes l’ont observé à deux reprises, en 2003 et 2010.

Au cours de cette seconde étude, tout au long de laquelle il était surveillé en permanence par des caméras, il a tenu sans boire ni manger, mais aussi sans uriner ni déféquer, pendant deux semaines, stupéfiant les médecins chargés de l’observer.

«Ce phénomène reste un mystère», avait à l’époque déclaré à la presse, un neurologue de l’équipe.

(L'essentiel/afp)