Aux États-Unis

07 janvier 2020 07:07; Act: 07.01.2020 10:13 Print

Il se fait un manteau avec... les chiens des voisins

Parce qu'il voulait se fabriquer un manteau en chien, un Américain a poignardé puis dépecé quatre animaux du voisinage, fin décembre, dans le Kentucky.

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Quand Jonathan Watkins est allé toquer à la porte de son voisin pour réclamer une cigarette, le 23 décembre dernier, à David (Kentucky), il était couvert de sang. Inquiet, l'habitant a demandé à l'individu pourquoi il était dans un pareil état. «Je viens de dépecer des chiens», a simplement répondu l'Américain. L'homme souffrant de troubles mentaux, son voisin ne l'a pas cru. Mais en marchant dans la rue quelques instants plus tard, il s'est retrouvé face à une vision d'horreur: devant la maison de Watkins se trouvaient quatre peaux d'animaux et deux carcasses de chiens.

Horrifié en réalisant que ses deux chiens avaient disparu, le voisin a alerté la police, qui a rapidement établi que deux autres animaux du voisinage étaient également introuvables, explique WYMT. Quand un officier a approché Watkins, les habits de celui-ci étaient ensanglantés et il tenait un grand couteau de chasse dans la main. «Je suis en train de me faire un manteau en chien», a-t-il lancé au policier.

Voisins sur les dents

Au moment où le représentant des forces de l'ordre lui a demandé s'il avait tué ces animaux, l'Américain n'a pas cherché à nier, bien au contraire: «Oui, il n'y a rien de mal à ce que je me fabrique un manteau de fourrure», a-t-il rétorqué. Arrêté et mis en examen pour torture sur animaux, Watkins a plaidé non coupable, le 27 décembre. Il a été incarcéré sans possibilité de libération sous caution et fait actuellement l'objet d'une évaluation psychiatrique.

L'individu n'en est pas à sa première rencontre avec les autorités: en 2012, il avait été mis en examen pour le meurtre de son beau-père. Trois ans plus tard, il avait menacé le juge en charge de l'affaire. Mais dans les deux cas, Watkins avait été jugé non responsable de ses actes. Pas de quoi rassurer le voisinage, qui n'en peut plus de ses frasques: «On ne devrait pas avoir à se faire du souci toutes les nuits, tous les jours, chaque seconde où l'on est éveillé», s'indigne un habitant.

(L'essentiel/joc)