Au Royaume-Uni

13 juin 2018 08:27; Act: 13.06.2018 11:22 Print

Il parcourt 1 600 km à pied pour des chèvres

Pour vivre une dernière aventure avant de commencer la fac, un Anglais a parcouru 800 km à pied jusqu’à sa future université et retour. Son expédition va profiter aux chèvres.

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Alors que d’autres passent leurs derniers jours de liberté dans les clubs et festivals avant d’entrer à l’université, Jack Mackey a pris sa tente et sa brosse à dents et s’est mis à marcher. 1 600 kilomètres aller et retour, au départ de son domicile dans les environs de Londres en direction de sa future université à Aberdeen, en Écosse.

Mais pourquoi s’imposer cela volontairement? «J’ai parlé avec un ami d’Aberdeen qui se trouve exactement à 500 miles de Londres. Ensuite, on s’est mis à chanter la chanson des Proclaimers «I’m Gonna Be (500 Miles)», raconte Jack. C’était le destin. À partir de ce moment-là, le jeune homme de 19 ans savait qu’il devait entreprendre ce voyage. La folle idée, que la plupart des gens n’auraient sans doute pas transposée dans la réalité, est donc née d’une blague autour d’une bière, un samedi soir. C’est pourquoi Jack est parti tout seul. Il était au moins bien accompagné musicalement.

«J’ai écouté la chanson une fois tous les matins pendant cinq semaines en marchant», affirme Jack. Le rythme était plutôt entraînant. Le premier jour, il s’est aussi enfilé dix albums de Bob Dylan. «La musique t’évite de ressentir la douleur».

Les fans de «How I Met Your Mother» apprécieront la chanson écoutée en boucle

Des fonds pour les chèvres

«Sur une échelle d’épuisement de un à dix, je situerais ma première semaine à 38», précise l’Anglais. Pas étonnant, car au mieux de sa forme, il a marché près de 80 kilomètres en un jour. Jack a soit dormi dans la tente, dans des auberges de jeunesse, sur le canapé d’amis ou là où il trouvait refuge. Le végétalien s’achetait occasionnellement de la nourriture dans les stations-services. Le futur étudiant s’est transformé en véritable expert de la survie pendant son périple. Il devrait prendre contact avec Bear Grylls.

«À une ou deux reprises, on m’a pris pour un sans-abri et des passants m’ont jeté de l’argent dans mon chapeau», raconte-t-il. Mais la petite monnaie supplémentaire ne l’a pas dérangé, tout aussi peu que les muscles qu’il a pris. Mais Jack n’a pas fait que raffermir son corps. Il a également récolté des fonds. Plus de 1 400 euros pour une œuvre caritative pour les chèvres. «J’ai toujours aimé les chèvres et j’ai passé beaucoup de temps avec elles il y a trois ans, pendant que je travaillais dans une ferme». L’amoureux des bêtes végétalien a bien mérité son petit moment de gloire.

(L'essentiel)