Accro à la chirurgie

01 mai 2014 15:55; Act: 01.05.2014 16:13 Print

Il veut ressembler à Ken, n'en déplaise à son psy

Un Brésilien a déjà subi une vingtaine d'interventions pour prendre l'apparence de la poupée, ami de Barbie. Le fait d'avoir frôlé la mort et devoir voir un thérapeute ne l'ont pas calmé.

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Rodrigo Alves, 30 ans, est accro à la chirurgie esthétique et ne s'en cache pas. À ce jour, le jeune homme a déjà dépensé quelque 140 000 euros pour atteindre ce qu'il considère comme la perfection. Rectifications du nez, liposuccion du visage, implants pectoraux et autres traitements capillaires font quasiment partie du quotidien du Brésilien.

Rodrigo se fait faire deux injections d'acide botulique par année, avale des comprimés de collagène, des pilules contre la rétention d'eau et d'autres pour la pousse des cheveux. Très actif sur Instagram, le Brésilien, qui vit à Londres, estime que l'amoureux de Barbie ressemble à l'homme idéal: «Sur Ken, tout est exactement à la bonne place, son dos, ses biceps, sa mâchoire. Alors bien sûr que je veux lui ressembler. Il est parfait!» a confié Rodrigo au magazine SWNS.

«Je n'ai pas encore trouvé de solutions à mon addiction»

Cette quête de la perfection a cependant failli tuer le jeune homme. En janvier dernier, Rodrigo a développé une infection après s'être fait injecter un gel dans les bras. Il a dû passer trois semaines à l'hôpital. Remis sur pied, le Brésilien est retourné à Londres, où il a consulté un psychothérapeute. Verdict: il souffre d'un trouble dysmorphique, une obsession pour sa propre apparence qui lui fait vivre un enfer. «J'espère que cette thérapie va m'aider à arrêter de toujours vouloir m'améliorer et changer mon apparence. C'est très douloureux», a-t-il confié.

Refroidi d'avoir frôlé la mort et conscient de son obsession, Rodrigo n'a pourtant pas renoncé aux opérations. «Je n'ai pas encore trouvé de solutions à mon addiction. C'est si difficile à contrôler», regrette le jeune homme. Avant d'enchaîner: «J'aimerais rendre mes épaules plus grandes, mes pectoraux plus larges, mes fesses plus rondes et sûrement améliorer encore mon nez.» Autant dire que son psychothérapeute a encore du pain sur la planche.