En Suisse

01 septembre 2017 07:36; Act: 01.09.2017 10:38 Print

Les posts de cette instit sont-​​ils trop osés?

En Suisse, une association critique une institutrice parce qu'elle publie sur Instagram des photos d'elle en bikini. La remise à l'ordre n'est pas du goût de tout le monde.

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Sur Instagram, Morena Diaz se montre en maillot de bain à la plage ou portant une minijupe en ville. L'enseignante suisse d'école primaire, qui compte 60 000 abonnés, est fière de ses courbes et souhaite faire passer un message: elle lutte activement contre le «body shaming», ces critiques stigmatisantes sur le physique, dont de nombreuses personnes font les frais, et s'engage pour davantage de «body positivity» sur le Net.

Reste que la manière naturelle et sans gêne de l'enseignante ne fait pas l'unanimité... surtout en raison de sa fonction. Interrogée par la Schweiz am Wochenende, Elisabeth Abbassi, présidente de l'Association argovienne des enseignants, critique: «Les photos pourraient donner une mauvaise image auprès des parents d'élèves». «Lorsqu'une maîtresse se montre comme ça sur les réseaux sociaux, il se pourrait que des élèves s'identifient à elle et publient des contenus similaires», estime la présidente.

Sven Ruoss, en charge du programme d'études Social Media Management à la Haute école d'économie de Zurich (HWZ), livre un autre son de cloche. Il estime que Morena Diaz ne fait «rien de faux» sur Instagram. «Sa manière de se présenter est très positive et elle est un bon exemple pour ses élèves parce qu'elle accepte son corps comme il est». L'employeur de la jeune femme de 24 ans semble lui-aussi cautionner la manière dont elle se présente sur Instagram. Le directeur a récemment commenté l'une de ses photos de la sorte: «Morena: tu ne dois pas de te mettre à chercher un nouveau travail. Nous te gardons volontiers!» C'est dire si cette affaire agite le monde de l'enseignement en Suisse!

(L'essentiel/sil/ofu/rmf)