À Oman

25 novembre 2020 09:50; Act: 25.11.2020 12:37 Print

Maryam, la femme aux 500 chats de Mascate

Malgré les plaintes de ses voisins, cette retraitée de 51 ans continue d'entretenir près de 500 chats chez elle, pour un coût de 6 500 euros par mois.

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Plus d'une dizaine de chats et de chiens se disputent l'attention de Maryam al-Balouchi pendant qu'elle distribue des friandises sur un lit dans sa maison, à Mascate, la capitale d'Oman. Malgré les plaintes des voisins et les dépenses croissantes, cette ancienne fonctionnaire à la retraite de 51 ans a accumulé quelque 480 chats et douze chiens.

«Je trouve que les animaux, en particulier les chats et les chiens, sont plus fidèles que les humains», explique-t-elle pendant que des petits félins sautent sur un griffoir. Orpheline depuis son plus jeune âge, Maryam al-Balouchi a agrandi sa petite ménagerie au fil d'une décennie. Elle dit s'identifier à ses compagnons à fourrure, dont beaucoup ont été sauvés d'une vie difficile dans la rue.

6 500 euros par mois

Pays du Golfe réputé pour ses montagnes époustouflantes et ses vallées pittoresques, Oman a connu une augmentation du nombre d'animaux errants et abandonnés ces dernières années, selon la presse locale. Une personne qui abandonne un animal risque plus de 20 euros d'amende. Les défenseurs du bien-être des animaux préconisent un programme de stérilisation pour réduire leur nombre dans les rues.

Avec l'aide de son entourage et de ses abonnés sur le réseau social Instagram, Maryam al-Balouchi dépense environ 6 500 euros par mois pour nourrir, laver, soigner ses protégés, dont 17 sont aveugles. ans sa maison, une pièce est remplie de cages. Les animaux peuvent sortir, s'amuser et faire de l'exercice à tour de rôle.

«Bouée de sauvetage»

«Tout a commencé en 2008 quand mon fils a acheté un petit chat persan», raconte Maryam al-Balouchi, sous une abaya rose pale et le visage parfaitement maquillé. «Comme beaucoup de mères, j'ai refusé de m'en occuper car je n'aimais pas les animaux et mon fils ne s'en occupait pas beaucoup». Mais deux ans plus tard, elle est tombée sur un autre chat et tout a changé.

«J'étais totalement investie. Je m'occupais entièrement d'elle, la nourrissais, lui donnais son bain et passais beaucoup de temps avec», se souvient-elle. La nouvelle de l'amour de Maryam al-Balouchi pour les animaux se répand et les expatriés sur le départ laissent leurs animaux sur le pas de sa porte.

En 2014, Maryam al-Balouchi achète sa propre maison pour élever ses animaux, après avoir essuyé de nombreuses plaintes de voisins mécontents dans les immeubles où elles vivaient. Maryam a été inspirée par une ancienne voisine qui nourrissait les animaux errants avec des déchets ménagers. Elle dit que son impressionnante collection de chats et de chiens l'a aidée à surmonter sa dépression, et lui a valu un nombre important d'adeptes d'Instagram. «J'étais au fond du trou et ils ont été ma bouée de sauvetage», dit-elle.

(L'essentiel/afp)