États-Unis

21 octobre 2019 06:59; Act: 21.10.2019 08:57 Print

«Ne fais pas le con, retire tes missiles de Cuba»

L'ex-rivale de Donald Trump en 2016, Hillary Clinton, a publié dimanche sur Twitter une parodie de lettre pour se moquer du président américain.

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«Ne fais pas le con, d'accord? Retire tes missiles de Cuba»: John Fitzgerald Kennedy aurait-il écrit pareille lettre à Nikita Khrouchtchev lors de la crise des missiles en 1962? C'est en tout cas une missive parodique de ce style qu'Hillary Clinton a postée dimanche, sur Twitter, pour se moquer du message envoyé récemment par Donald Trump à Recep Tayyip Erdogan.

Le président américain a en effet écrit à son homologue turc, le 9 octobre, une lettre au ton fort peu diplomatique pour tenter de le convaincre de cesser son offensive contre les Kurdes. «Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l'idiot!», et «Trouvons un bon accord», suggérait ainsi le milliardaire à Recep Tayyip Erdogan.

«Tout le monde va dire Yay! Khrouchtchev c'est le meilleur»

La lettre parodique retweetée dimanche par Hillary Clinton vient à l'origine de l'émission du présentateur vedette Jimmy Kimmel sur la chaîne ABC la semaine passée. Elle présente un message imaginaire de JFK à Khrouchtchev, rédigé dans le même ton que celui de Donald Trump.

«Ne fais pas le con d'accord? Retire tes missiles de Cuba», commence la lettre. «Tout le monde va dire Yay! Khrouchtchev! C'est le meilleur. Mais si vous ne le faites pas tout le monde dira quel trou du cul et appellera votre pays poubelle l'oignon soviétique». Un trait d'humour qui a visiblement beaucoup fait rire Mme Clinton, adversaire de Donald Trump à la présidentielle de 2016, qui a prétendu avoir «retrouvé (la lettre de JFK) dans les archives».

«Je vous téléphonerai plus tard»

Donald Trump avait adressé sa lettre à Recep Tayyip Erdogan, le jour où la Turquie a lancé ses troupes à l'assaut des Kurdes, dans le Nord de la Syrie. «Vous ne souhaitez pas être responsable du massacre de milliers de personnes, et je ne veux pas être responsable de la destruction de l'économie turque - ce que je ferais (si nécessaire)», avait écrit le président américain.

«L'Histoire vous jugera d'un œil favorable si vous agissez de façon juste et humaine. Elle vous considérera à jamais comme le diable si les choses se passent mal», mettait encore en garde Donald Trump sans autre précision. «Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l'idiot!», concluait le président américain. «Je vous téléphonerai plus tard».

En 1962, la crise des missiles de Cuba entre les États-Unis et l'Union soviétique avait failli plonger le monde dans une guerre nucléaire quand JFK et Khrouchtchev avaient entamé un bras de fer de plusieurs jours, avant qu'une solution diplomatique ne soit finalement trouvée.

(L'essentiel/afp)