Indonésie

26 février 2020 08:38; Act: 26.02.2020 10:11 Print

«On peut tomber enceinte en nageant à la piscine»

Une haute responsable indonésienne a affirmé que si un homme éjacule dans une piscine, il risque de mettre enceinte une femme qui y nage. Elle a pris une volée de bois vert.

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La cheffe de la commission pour la protection des enfants en Indonésie (KPAI) risque de perdre son poste, après avoir tenu des propos surréalistes dans la presse. Interviewée la semaine dernière par le site local Tribun Jakarta, Sitti Hikmawatty a affirmé qu'une femme risquait de tomber enceinte si elle nageait dans la même piscine qu'un homme ayant éjaculé.

«Il existe un type de sperme masculin particulièrement fort qui peut provoquer une grossesse dans une piscine. Même sans pénétration, les hommes peuvent être excités sexuellement et éjaculer, provoquant ainsi une grossesse», a-t-elle expliqué. «Personne ne sait avec certitude comment les hommes réagissent à la vue de femmes dans une piscine», a ajouté Sitti Hikmawatty.

«Blog Dokter», un médecin et «influenceur santé» indonésien a apporté une réponse cinglante à l'autrice de ces déclarations, rapporte The Independent. «Une fois de plus, je vous rappelle que si vous ne comprenez pas les problèmes de santé, il vaut mieux se taire. Au lieu de provoquer anxiété et panique avec vos commentaires», a-t-il réagi sur Twitter. «Je souligne ici que le fait de nager avec le sexe opposé ne provoquera pas de grossesse. Tous les hommes qui nagent n'éjaculent pas et le sperme ne peut pas vivre dans l'eau chlorée d'une piscine, et encore moins nager dans le vagin», a ajouté le médecin.

Sous le feu des critiques et les appels à la démission, Mme Hikmawatty a présenté ses excuses, dimanche. «C'était une déclaration personnelle et pas au nom du KPAI. Je retire ici cette déclaration», a-t-elle déclaré. De son côté, le président de la commission s'est distancié des propos de sa collègue: «Nous déclarons par la présente que la compréhension et l'attitude de la KPAI ne se reflètent pas dans le récit des nouvelles en ligne», a fait savoir le Dr Susanto.

(L'essentiel/joc)