Bad buzz

14 juin 2020 17:02; Act: 15.06.2020 13:59 Print

«Tu préfères faire pitié ou faire de l'argent?»

Les autorités suisses ont relevé plusieurs infractions commises dans des vidéos virales d’un «entrepreneur». Convocations et dénonciations pénales vont succéder au plan marketing.

Sur ce sujet
Une faute?

«Vous aussi vous souhaitez accéder à ce type de véhicules haut-de-gamme? Il faut que tu te poses les bonnes questions. Est-ce que tu préfères faire pitié et prendre le bus tous les jours, ou commencer très rapidement à faire de l'argent avec moi», demandait Jean-Pierre Fanguin, ces derniers jours, engoncé dans ses pantalons trop moulants à côté de voitures onéreuses. Mais la soudaine notoriété de cet «entrepreneur» suisse, grâce à ses vidéos devenues virales, risque de se retourner contre lui.

Plusieurs infractions à la loi sont en effet flagrantes dans certaines images publiées sur ses comptes de réseaux sociaux. Dans celle qui a fait le plus gros buzz ces derniers jours, il a parqué un 4x4 probablement de location, avec le numéro de plaque bien visible, sur une route étroite. Et il jette sur le bitume une flûte de champagne en verre avant de quitter les lieux. Deux cyclistes passant au même moment l’invectivent d’ailleurs.

Dans une autre vidéo postée il y a environ un an, il semble conduire une grosse cylindrée sur l'autoroute. Il filme l’aiguille du compteur qui s’affole jusqu’à 150 km/h alors qu’un panneau de signalisation indique une limitation à 80. Interrogé à ce sujet jeudi passé, il n’a pas démenti la scène mais a décidé d’enlever ces images compromettantes.

Seulement voilà: la police suisse a déjà pris connaissance et analysé ces vidéos. Les investigations porteront-elles aussi sur le modèle d’affaires que fait miroiter le pseudo jeune entrepreneur? «Tout est envisageable», ont répondu les autorités.

Jeudi, l'homme indiquait ne pas avoir connaissance des procédures en cours, mais espérait que les conséquences ne seraient pas trop graves. Après vérifications, «20 minutes» a constaté que certaines plaques d’immatriculation qui apparaissent ne sont pas enregistrées au nom du jeune recruteur. Mais en cas de retrait de permis, il risque bien de devoir prendre le bus tous les jours.

(L'essentiel)