Santé au Luxembourg

11 novembre 2015 17:44; Act: 11.11.2015 17:47 Print

La maladie de Lyme sera bientôt mieux déclarée

LUXEMBOURG - Au Luxembourg, la maladie de Lyme est reconnue mais est rarement déclarée par les médecins. Un avant-projet de loi est en cours d'élaboration pour régler ce problème.

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La maladie de Lyme est déjà scientifiquement reconnue au Luxembourg. (photo: AFP)

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La maladie de Lyme (ou borréliose de Lyme), qui peut s'attraper suite à une morsure de tique, peut provoquer de graves lésions à plusieurs organes et au système nerveux, entraînant un état de fatigue et une douleur quotidienne. Difficilement détectée, cette infection inquiète. Récemment, une pétition électronique a été lancée sur le site de la Chambre. Toujours en cours, elle a déjà recueilli plus de 2 200 signatures. Les pétitionnaires ainsi que la députée Sylvie Andrich-Duval (CSV) dans une question parlementaire réclament que la maladie soit reconnue pour que les traitements, qui peuvent avoisiner les 1 000 euros par mois selon la députée, soient remboursés.

Or, selon la ministre de la Santé, Lydia Mutsh (LSAP), la maladie de Lyme est déjà scientifiquement reconnue au Luxembourg. «Une fois diagnostiquée, la maladie est curable par des antibiotiques. Le traitement et les consultations médicales dans ce cas sont pris en charge par la CNS selon la réglementation en vigueur.» La ministre précise que la maladie est soumise à une déclaration obligatoire à l'autorité sanitaire.

Mais, de son propre aveu, «il semble que ces déclarations fassent souvent défaut», ce qui empêche une estimation du nombre de malades au Luxembourg et une prise en charge rapide et efficace. Un avant-projet de loi est donc en cours d'élaboration. «Afin de pouvoir remédier à cette situation, un avant-projet de loi obligeant les médecins et les laboratoires à déclarer les maladies infectieuses diagnostiquées, dont la borréliose, sera soumis sous peu au Gouvernement en Conseil», a déclaré la ministre dans sa réponse parlementaire à la députée.

(jd/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Pire sourd qui ne veut entendre le 12.11.2015 00:13 Report dénoncer ce commentaire

    La belle langue de bois! "scientifiquement reconnue" évidemment, sauf que la majorité des toubibs ne pensent pas à poser le diagnostique. C'est aussi faire fi de la complexité et variabilité des symptômes et des possibilités d'analyses pour un ou des traitements adéquats qui sont certes couverts par la CNS "selon la réglementation" càd dans la majorité des cas nada. Zéro. Niet.

  • va s borr le 12.11.2015 09:34 Report dénoncer ce commentaire

    Bien mais qu'en est-il du fait que les médecins préfèrent prescrire un traitement anti-dépresseur et vous envoyer chez un psy au lieu de reconnaitre et traiter la maladie de lyme?

  • En premier lieu le 12.11.2015 11:31 Report dénoncer ce commentaire

    Le problème n'est pas en premier lieu la "reconnaissance scientifique" ou les frais, c'est avant tout le manque de connaissance et de compétence du corps médical et le déni des souffrances des malades chroniques. Tant que les pouvoirs publiques balaient du revers de la main ces conséquences - graves- , l’épidémie, car c'est en une, continuera à se propager!

Les derniers commentaires

  • nickname le 12.11.2015 11:50 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    D'apres les labos au Luxembourg c'est simple, environ 2000 tests positifs par an. Sans compter les tests faits a l'etranger, les faux negatifs et ceux qui ont ete faussement diagnostiques pour d'autres maladies, scleroses, alzeimer, fibromyalgie, etc...Et beaucoup n'en guerrissent pas!

    • Sabine le 16.11.2015 21:43 Report dénoncer ce commentaire

      Et bien voilà ,c est mon cas!en France il m ont diagnostiqué la sclérose en plaque les testes pour la maladie de lyme sont négatif en revanche en Allemagne les testes sont positif!!!depuis j ai un traitement établi par un médecin proche de Strasbourg ....

  • En premier lieu le 12.11.2015 11:31 Report dénoncer ce commentaire

    Le problème n'est pas en premier lieu la "reconnaissance scientifique" ou les frais, c'est avant tout le manque de connaissance et de compétence du corps médical et le déni des souffrances des malades chroniques. Tant que les pouvoirs publiques balaient du revers de la main ces conséquences - graves- , l’épidémie, car c'est en une, continuera à se propager!

  • nickname le 12.11.2015 11:19 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    D'apres les labos au Luxembourg c'est simple, environ 2000 tests positifs par an. Sans compter les tests faits a l'etranger, les faux negatifs et ceux qui ont ete faussement diagnostiques pour d'autres maladies, scleroses, alzeimer, fibromyalgie, etc...Et beaucoup ne guerrissent jamais. Il s'agit d'un veritable probleme de sante public au Luxembourg.

  • Nathalie Mariotte le 12.11.2015 10:48 Report dénoncer ce commentaire

    Les tests pour détecter les maladies vectorielles à tiques n'étant pas fiables. En France, il est mentionné dans le rapport du HCSP que le test élisa n'était pas fiable dans 2/3 des cas. Par conséquent de nombreux malades ne sont pas diagnostiqués et la maladie évolue au stade chronique. C'est la borréliose de Lyme chronique qui doit être reconnue.

    • Haine Monique le 12.11.2015 14:22 Report dénoncer ce commentaire

      Bravo,il est vraiment nécessaire de le dire et de le répéter car on dirait qu'on s'adresse à des sourds. Il faudrait aussi s'interroger sur le peu de prévention!!!

  • Que dire? le 12.11.2015 10:06 Report dénoncer ce commentaire

    Le livre du journaliste américain Michael C. Caroll pointe la responsabilité d'expériences conduites à Plum Island proche de la ville de Lyme dans le déclenchement de l'épidémie. Les autorités américaines avaient toujours nié avoir mené des expériences liées à la guerre bactériologique sur l'île de Plum. En 1993 un article du Newsday rédigé par le journaliste John McDonald apporta la preuve contraire.....