Réfugiés au Luxembourg

22 septembre 2015 10:54; Act: 22.09.2015 14:41 Print

Les hébergements classiques bientôt saturés

LUXEMBOURG - Un plan d'urgence en deux phases pour l'accueil des réfugiés a été présenté en détails ce mardi matin. Il devrait être appliqué dès la fin du mois.

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Le gouvernement a présenté les détails de son plan d'urgence pour l'accueil des réfugiés. (photo: Editpress)

op Däitsch
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Les structures d'accueil classiques pour les demandeurs de protection internationale pourraient bientôt arriver à saturation. Le plan d'urgence préparé par le Haut-Commissariat à la protection nationale, validé le 11 septembre par le Conseil de gouvernement, prendra ensuite le relais. Ce plan comprend deux phases: la mobilisation de bâtiments prédéfinis comme structures d'accueil provisoires puis la construction de villages de conteneurs.

Ainsi, les 300 lits du centre de logopédie de Strassen pourront être prêts pour le 23 septembre et resteront disponibles jusqu'à la mi 2016 pour les familles et mineurs. L'ancienne maternité du CHL, située à deux pas, permettra d'avoir 130 lits à disposition de personnes vulnérables (âgées, malades...) de la fin septembre à la fin 2016. Le bâtiment du CPA d'Ettelbruck, pour les familles et les femmes et mineurs, proposera 220 lits dès la fin octobre, jusqu'en juillet 2016.

Des cours des langues pour s'intégrer au plus vite

Enfin, Luxexpo, pourra accueillir, en cas de besoin, 360 lits de camps à compter de début octobre. C'est d'ailleurs là que la Croix-Rouge effectuera le premier accueil des réfugiés. «Mais ils n'y resteront pas plus de 48h» avant d'être répartis sur les autres sites, précise la ministre de la Famille Corinne Cahen. Des tentes seront installées dans le hall 6 pour «garantir un peu d'intimité» à chacun.

À moyen terme, les réfugiés seront hébergés dans des conteneurs (voir encadré). Une fois que ces personnes auront tous les papiers relatifs à leur asile, il faudra penser à leur avenir et à leur intégration dans la société luxembourgeoise. Le ministre de l'Éducation nationale, Claude Meisch, affirme que les communes qui acceptent des enfants réfugiés pourront embaucher des enseignants supplémentaires et les enfants auront deux heures de cours en plus pour se mettre à niveau en langues. En outre, des cours de langue et d'alphabétisation seront organisés pour les enfants, ados et adultes. Ces derniers se verront dans un premier temps inculquer leurs «100 premiers mots en luxembourgeois et une des autres langues du pays».

Enfin, le ministre de l'Intérieur, Dan Kersch, mobilise les communes pour trouver des logements vides. Ceux-ci serviront d'une part pour les réfugiés à long terme et pour les listes d'attente du fonds du logement. «L'idéal ce serait de pouvoir répartir ces gens sur le territoire national», explique François Bausch. «Beaucoup de communes se sont déjà dites prêtes à faire des efforts. En en plaçant 12 ou 15 dans chaque commune, on évite les grosses concentrations». Et on facilite l'intégration...

(Jérôme Wiss/L'essentiel)