Au Luxembourg

30 janvier 2015 09:00; Act: 29.01.2015 19:14 Print

La validation des acquis n'a rien d'une formalité

LUXEMBOURG - Faire valoir son expérience pour obtenir un diplôme demeure compliqué.

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La validation des acquis est soumise à des critères bien précis. (photo: DR)

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Le système de validation des acquis de l'expérience séduit de plus en plus de personnes. Depuis l'introduction de la loi de 2008 sur la formation professionnelle, 1 053 des 1 389 demandes réalisées ont été jugées recevables. Ils étaient 299 salariés à se lancer en 2010, et 334 en 2014. Du DAP au bac en passant par le diplôme du technicien, la procédure permet d'obtenir la plupart des diplômes du secondaire.

Mais celle-ci n'a rien d'une formalité administrative. «Il est nécessaire de prouver 5 000 heures de travail dans un métier particulier ou trois ans d'expérience, constituer un premier dossier, puis un second. Une commission de validation statue ensuite. Celle-ci peut alors réclamer un entretien», détaille Françoise Schmit, conseillère de direction à la Chambre des salariés. Sur les 1 053 demandes recevables, seules 143 ont abouti à une validation totale. Plus d'un tiers des candidats ont abandonné.

L'obtention d'un diplôme universitaire n'est pas plus simple, bien au contraire. Contrairement à une pensée répandue, aucun bachelor ou master n'est délivré, à l'Uni, sans un passage par la case examens. Pour cette année universitaire, 159 personnes bénéficient de ce système. «La majorité concerne des bachelors. Après cinq, dix ou quinze ans d'activité professionnelle, certaines personnes se rendent compte que l'absence de bachelor ou de master les bloque dans leur avancée professionnelle. Alors, elles se lancent», explique Eric Tschirhart, vice-recteur académique.

(Thomas Holzer/L'essentiel)