Aux Finances

10 décembre 2013 10:00; Act: 10.12.2013 10:39 Print

Kinsch ne «voulait pas» d’un poste de ministre

LUXEMBOURG - Patron de EY, Alain Kinsch revient sur sa contribution au programme de coalition.

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L’essentiel: Pourquoi avoir participé au groupe de travail sur les finances?

Alain Kinsch (managing partner du cabinet d’audit et de conseil EY): Le formateur voulait associer quelqu’un de la société civile avec une expérience du monde des affaires, du privé et de la place financière, car il était d’avis qu’un des challenges tournait autour de la compétitivité, de l’attractivité et des finances publiques. Pourquoi moi? Je fais partie du DP depuis l’âge de 16 ans, même si je ne suis plus un membre aussi actif...

Comment avez-vous appréhendé cette contribution?

J’ai exprimé mon point de vue au travers de mon expérience des vingt dernières années, avec des axes concrets, comme un expert, non polémique, sans faire de politique.

Quels messages teniez-vous à faire passer?

Que le pays reste attractif pour les investisseurs. Si on veut faire baisser le déficit budgétaire, il faut de la croissance; là, soit on augmente les impôts, soit on augmente le nombre de personnes qui en paient. J’ai voulu montrer ce qui, dans le cadre des règles internationales, permet de rendre le Luxembourg plus compétitif. Comment on peut diversifier l’économie et la place financière en se tournant vers la Chine et le Moyen-Orient; comment devenir premier sur les fonds alternatifs...

Avez-vous refusé le poste de ministre des Finances?

Dès que j’ai accepté de participer, j’ai dit que mon engagement n’irait pas plus loin. Ce n’était peut-être pas clair en externe, mais en interne, tous savaient que je n’étais pas candidat. Je suis patron de société et compte le rester.

Votre cabinet pourra-t-il travailler avec l’État sans que l’on soulève des accointances?

Toutes les sociétés de conseil ont de bonnes relations avec les administrations, avec les ministres. Mais la part du public est infime sur les chiffres d'affaires, moins de 1 % pour EY. C’est souvent plus un investissement dans le pays que nous faisons, une aide de bons citoyens.

Recueilli par Mathieu Vacon