Formation

24 septembre 2013 10:00; Act: 24.09.2013 10:27 Print

«Je n'ai pas étudié la bio, mais je travaille dedans»

ESCH-BELVAL - Passé de l'ingénierie à la biologie, Christophe Trefois travaille sur la maladie de Parkinson.

storybild

En dernière année de thèse de doctorat, Christophe Trefois, 29 ans, planche sur la maladie de Parkinson depuis maintenant trois ans.

  • par e-mail

Tous les chemins mènent à Rome. Avant d'être chercheur en biologie, Christophe Trefois a fait l'École polytechnique fédérale de Lausanne. Là, cet ancien élève de l'Athénée de Luxembourg décroche un diplôme d'ingénieur en systèmes de communication. En 2010, il change de cap et entame un doctorat en biologie. «La voie choisie après le lycée n'est pas totalement déterminante, estime le Luxembourgeois. J'étais stressé, à l'époque de ce choix. Mais on peut changer. Je n'ai pas fait d'études en biologie, mais je travaille dedans».

Depuis trois ans, Christophe Trefois fait des recherches sur la maladie de Parkinson, dans les labos du Luxembourg centre for systems biomedecine (LCSB) de l'Université du Luxembourg, à Belval. «Je m'intéresse aux dysfonctionnements qui peuvent survenir dans les cellules, au niveau des mitochondries, qui produisent l'énergie dans les cellules. Je les fais réagir à des toxines dont on sait qu'elles sont liées à la maladie de Parkinson». Quand cette maladie est diagnostiquée, il est souvent trop tard. Le but final des recherches est d'avoir des diagnostics plus rapides. Ce qui permettrait de développer des médicaments pour ralentir le mal. «Je collecte des images au microscope des cellules, de 30 000 à 40 000 par jour.

J'utilise mes connaissances d'ingénieur dans le domaine de la biologie», sourit le jeune homme. Qui ne travaille pas seul. «Nous avons besoin d'interdisciplinarité. On a des ingénieurs, des mathématiciens, des médecins, des chimistes, des biologistes et des informaticiens».

Jérôme Wiss