Radicalisation au Luxembourg

19 novembre 2015 07:25; Act: 19.11.2015 09:34 Print

Les individus radicalisés sont fichés et surveillés

LUXEMBOURG - Le Grand-Duché surveille une poignée de résidents proches de la mouvance jihadiste, a confirmé Étienne Schneider.

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Étienne Schneider souhaite un développement de l'arsenal législatif au niveau européen. (photo: Editpress/Hervé Montaigu)

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Le Luxembourg possède également ses propres «fiches S», c'est à dire une liste d'individus radicalisés, résidant au Grand-Duché. Dans un contexte particulier suite aux attentats de Paris, le vice-Premier ministre, Étienne Schneider, a expliqué que «ces personnes sont sous sous surveillance».

Soucieux de ne pas compromettre le travail des services de renseignements, le ministre en charge de la Sécurité intérieure n'a en revanche pas indiqué le nombre de personnes répertoriées, précisant simplement «qu'elles ne sont pas nombreuses. Le chiffre s'avère plus ou moins stable depuis quelques années».

Six résidents partis faire le jihad

Selon nos informations, moins de cinq personnes figureraient sur cette liste. Étienne Schneider a aussi indiqué que la surveillance s'était «intensifiée depuis deux ans». Un travail de déradicalisation est également réalisé au Luxembourg «de manière informelle» auprès de jeunes en proie aux thèses jihadistes. Certains ont même séjourné en Syrie. Le dernier décompte effectué à la fin de l'année dernière par Jean Asselborn faisait état de six résidents partis faire le jihad.

«Tant qu'aucun crime n'est prouvé, ceux qui sont revenus sont libres», précise Étienne Schneider, qui souhaite un développement de l'arsenal législatif au niveau européen: «Des nouvelles mesures seront prises afin de tracer les mouvements des personnes dangereuses, de favoriser la destruction des armes et de combattre le financement du terrorisme». Autant d'évolutions qui seront traduites en droit national, une fois mises en place.

(Thomas Holzer/L'essentiel)