Santé au Luxembourg

29 avril 2016 07:30; Act: 29.04.2016 17:44 Print

«Le patient a le sentiment d'avoir fait un beau rêve»

LUXEMBOURG - Pour certaines interventions, les patients de l'hôpital Robert Schuman au Kirchberg peuvent être «apaisés» par l'hypnose.

storybild

Pour Aurélie Demmerlé, jeune infirmière, «l'intérêt est grandissant au Luxembourg» pour l'hypnose en marge d'une petite intervention chirurgicale. (photo: L'essentiel/Jonathan Vaucher)

op Däitsch
Sur ce sujet
Une faute?

Difficile de dire exactement combien, mais «plusieurs centaines» de patients entrés à l'hôpital Robert Schuman du Kirchberg ces derniers mois ont déjà eu recours à l'hypnose en marge de leur intervention médicale. Pour Aurélie Demmerlé, «l'intérêt est grandissant au Luxembourg». La jeune infirmière de 31 ans s'est elle-même formée à l'institut Milton Ericksson de Medernach, afin d'acquérir une méthode d'hypnose conversationnelle, destinée à «calmer et apaiser le patient».

«On emmène le patient ailleurs, on le défocalise», explique la praticienne. L'hypnose dans ce cadre permet de faire baisser la tension et le rythme cardiaque d'une personne sur le point de subir une intervention. «Je rassure le patient, j'engage la discussion en le bombardant de questions, je fais jouer son imaginaire et ma voix le berce. Il ferme les yeux, son corps est au bloc mais son esprit est ailleurs», ajoute Aurélie Demmerlé.

Moins de produits anesthésiques

Si la méthode est déjà très avancée en Belgique, elle a encore quelques limites au Luxembourg. Elle n'est, par exemple, pas utilisée lors d'interventions chirurgicales lourdes. «On s'en sert pour remettre une épaule luxée, faire des points de suture, poser un cathéter ou lors d'une opération de la cataracte», explique l'infirmière. Mais aussi lors de thérapies brèves pour lutter contre le tabac, les phobies, les acouphènes.

Grâce à l'hypnose, le patient oublie son appréhension, minimise la douleur. «Elle permet aussi de moins injecter de produits durant l'intervention, même si un médecin anesthésiste est présent et supervise au cas où», rassure Aurélie Demmerlé. Le temps de passage en salle de réveil est de fait nettement plus court que lors d'injection d'une dose plus forte de produits d'anesthésie. Et globalement avec l'hypnose, le patient qu'il soit enfant ou adulte, homme ou femme, «se réveille avec le sentiment d'avoir fait un beau rêve».

(Nicolas Chauty/L'essentiel)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • ... le 29.04.2016 12:25 Report dénoncer ce commentaire

    "Un beau rêve au Hôpital Kirchberg"?! Moi j'y vis un cauchemar depuis 3 mois! Le laboratoire d'analyses médicales de l'Hôpital Kirchberg refuse depuis 3 analyses de sang consécutives (tous les mois à la chimiothérapie) de faire un test de dosage très important pour définir l'évolution (paramètres à augmentation ou diminution???) de ma maladie rare grave. "Si man dat net!" m'a dit mon dr, le labo choisit donc les tests qu'il a envie de faire ou pas! Malgré réclamations à la direction, au ministère de la santé, ombudsfra, cns, je n'ai ni excuse, ni explication ni solution du "Hôpital Kirchberg"!

  • le critique le 29.04.2016 12:40 Report dénoncer ce commentaire

    Est-ce qu'ils vous "apaisent aussi sous hypnose" quand vous recevez la facture salée? Et certainement pas remboursée par la cns, qui vous enverra un mot "traitement pas sur la liste"?

  • Philip le 29.04.2016 12:24 Report dénoncer ce commentaire

    J'ai été hypnotisé par une spécialiste suite à un choc émotionnel grave. En sortant de la séance, je me sentais plus calme et mon angoisse avait fortement diminué. Contrairement à ce que les gens pensent, c'est doux et sans douleur. On garde un minimum de conscience. Rien de sorcier dans cette méthode qui nous apprends à voir le potentiel de notre cerveau.

Les derniers commentaires

  • Jean le 29.04.2016 17:41 Report dénoncer ce commentaire

    Ceux qui ne cessent de critiquer oublient qu'en cas de besoin, vous serez les premiers à vous rendre à l'hôpital. Avez-vous oublié que c'est une chance énorme de pouvoir être soigné ? Réfléchissez un peu !

  • le critique le 29.04.2016 12:40 Report dénoncer ce commentaire

    Est-ce qu'ils vous "apaisent aussi sous hypnose" quand vous recevez la facture salée? Et certainement pas remboursée par la cns, qui vous enverra un mot "traitement pas sur la liste"?

  • ... le 29.04.2016 12:25 Report dénoncer ce commentaire

    "Un beau rêve au Hôpital Kirchberg"?! Moi j'y vis un cauchemar depuis 3 mois! Le laboratoire d'analyses médicales de l'Hôpital Kirchberg refuse depuis 3 analyses de sang consécutives (tous les mois à la chimiothérapie) de faire un test de dosage très important pour définir l'évolution (paramètres à augmentation ou diminution???) de ma maladie rare grave. "Si man dat net!" m'a dit mon dr, le labo choisit donc les tests qu'il a envie de faire ou pas! Malgré réclamations à la direction, au ministère de la santé, ombudsfra, cns, je n'ai ni excuse, ni explication ni solution du "Hôpital Kirchberg"!

    • Brigitte le 29.04.2016 13:05 Report dénoncer ce commentaire

      C'est honteux, mais typique de la discrimation des maladies rares au Luxembourg! (au contraire de UE et WHO). Si on est p.ex. 1cas/100.000 de patients, on n'a meme pas droit à un traitement convenable, meme pas à des analyses de sang essentielles, ce n'est "pas rentable" pour l'Hôpital Kirchberg, et ils refusent en plus l'envoi de sang dans des labos spécialisés! Le fric d'abord, les droits de patients invalides sont bafoués et les institutions responsables s'en foutent!

    • C'est pas correct le 29.04.2016 17:21 Report dénoncer ce commentaire

      S'il n'y a que quelques cas dans le pays, on vous envoie dans un hôpital de la Grande Région pour le traitement. Et avec une convention particulière avec la CNS, vous pouvez obtenir une couverture cas par cas. Aucun hôpital ne peut traiter *toutes* les pathologies rares. Le WHO ne préconise rien du tout en la matière, ni l'UE (sinon, dites-moi précisement quel article vous faites allusion).

    • Good Luck le 29.04.2016 17:27 Report dénoncer ce commentaire

      Attendez le Laboratoire National c'est pas mieux, entre les inversions de résultats ou les analyses primaires qu'ils sont incapables de faire et qu'ils doivent envoyer en Allemagne, on est gâté. Essayez de passer par le CHL, ce n'est pas glorieux, mais peut-être que l'un dans l'autre vous aurez une analyse décente. Sinon comme un spécialiste me l'a dit : "Si vous avez les moyens, regardez pour aller à l'étranger, au moins un hôpital universitaire...". Cela fait peur mais c'est la réalité. Alors quand ils nous parlent d'hypnose, de confort du patient, on rit... jaune!

  • Philip le 29.04.2016 12:24 Report dénoncer ce commentaire

    J'ai été hypnotisé par une spécialiste suite à un choc émotionnel grave. En sortant de la séance, je me sentais plus calme et mon angoisse avait fortement diminué. Contrairement à ce que les gens pensent, c'est doux et sans douleur. On garde un minimum de conscience. Rien de sorcier dans cette méthode qui nous apprends à voir le potentiel de notre cerveau.