Cultes religieux

03 octobre 2012 13:50; Act: 30.11.2012 16:11 Print

Le Luxembourg ne favorise pas le pluralisme

LUXEMBOURG - Le Grand-Duché ne respecte pas l'«impartialité» dans son rapport avec la religion. Un rapport d'expert propose ce mercredi des pistes pour favoriser le pluralisme cultuel.

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Le pays doit-il faire plus de place aux autres religions que le catholicisme? Le débat est lancé. (photo: Editpress)

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Le groupe d’experts chargé d’étudier les relations entre l’État et les communautés religieuses a rendu son rapport ce mercredi, afin de «lancer le débat». Il pointe notamment la non-partialité de l’État dans son financement à la religion.

Le rapport note que les communautés conventionnées par le Luxembourg sont particulièrement attachées au système en place. Néanmoins, le rapport entre l’État et les cultes est souvent critiqué par les défenseurs de la laïcité ou de l’athéisme. Les experts remarquent donc que le Luxembourg «ne respecte pas intégralement les principes» que sont la neutralité et l’impartialité de l’État, et l’égalité des communautés cultuelles, «favorisant» clairement l’Église catholique, «seul culte en faveur duquel des dispositions imposent aux communes de soutenir financièrement ses implantations locales».

La religion à l'école mise au débat

En 2012, 95,5% du budget public en faveur des cultes a été attribué au catholicisme. Le groupe demande une réforme de ce système de «reconnaissance» financière et propose de mettre en place un texte juridique pour régir la transparence et l’égalité des cultes dans le financement des communes. Il propose de l’étendre également aux communautés philosophiques non-confessionnelles.

Même constat du côté de l’enseignement religieux, qui est fortement suivi par les élèves au Luxembourg. Le rapport annonce que 79% des élèves de l’enseignement fondamental en 2010/2011 suivent des cours religieux, et près de 61% dans l’enseignement post-primaire. Ces cours, assortis d’une dispense possible, forment un système qui fonctionne globalement. Le groupe d’experts propose donc de le maintenir, tout en étendant «la possibilité de recevoir un enseignement religieux confessionnel contrôlé par l’État à l’ensemble des cultes conventionnés sous réserve que le nombre d’élèves soit suffisant».

Le cas échéant, l'étude propose de changer le système pour favoriser le pluralisme, en négociation avec parents, enseignants et cultes. Les cours de religion pourraient ainsi être «remplacés par des cours de culture religieuse présentant de manière distanciée et non confessionnelle les doctrines, les croyances et les expressions religieuses», ou des «cours d’éveil cultuel et religieux. Les élèves s’y inscrivent en dehors de toute affiliation religieuse». Des débats vont désormais avoir lieu en décembre et janvier prochain, afin de «dégager des pistes pour l'avenir», a précisé le ministère des Cultes, qui a proposé un débat à la Chambre.

(JV/L'essentiel Online)

  • Rlo le 05.10.2012 10:17 Report dénoncer ce commentaire

    L histoire nous montre q il y a 500 ans on avait u de notre cote l inquisition... maintenant c est leur tour... laissons les peuples moins developer avoir une chance...(je suis sarcastique sur le coup)

  • Verrier / Michel le 04.10.2012 14:31 Report dénoncer ce commentaire

    Pour aller vers plus d'équité entre les religions, une solution qui a le mérite d'aller dans le sens d'un retour vers l'équilibre des finances publiques: Supprimer le financement des cultes au Grand-Duché.

  • Fair-play le 04.10.2012 11:15 Report dénoncer ce commentaire

    La monarchie: nos nobles. L'église: le clergé fonctionnaire(!). Le PCS de Juncker. Ils se sont liés pour se maintenir à la direction du pays, et ils n'ont que du mépris pour toute idée qui perturbe leur alliance, qui leur apporte dominance et enrichissement.